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œuvres?... Sent-elle que le nombre «le ses œuvres toujours s'accroissant, et l'auteur ne changeant pas sa manière et ne se renouvelant jamais, car les hommes d'un grand génie ont parfois de ces avatars sublimes, elle — la critique — ne se renouvellerait pas non plus en en parlant?... Autrement dit, prévoit-elle que les redites de l'auteur lui imposeraient des redites à elle-même? Perspective désagréable pour qui tient à intéresser.
Songez donc ! Lorsque, depuis les Contemplations, par exemple, jusqu'à ce Qualrevingt-treize (1), on a examiné, analysé, jaugé, jugé, caractérisé tous les livres qui ont paru de cet infatigable travailleur de la mer., littéraire, comment s'y prendre pour être neuf quand il ne l'est plus, et pour ne point rabâcher quand il rabâche?... Il est excessivement diilicile de parler maintenant avec agrément de Victor Hugo. Il n'a certainement pas percé la langue de la critique avec un poinçon d'or, comme la Fulvie d'Antoine perça la langue de Gicéron, mais il Ta fatiguée. Or, si c'est beau de lasser la langue de la Renommée, lasser celle de la critique est un peu moins beau.
Et, cependant, voyez l'inadvertance! Si Hugo est toujours, littérairement, Hugo, dans :^on Quatrevingt-treize, — et c'est ce que l'on peut en dire de pis, — il n'est pas moins vrai qu à part sa manière si connue, qualités et défauts éternels, il nous donne le spectacle de quelque chose de très inattendu et qui a