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par une illusion Je jeunesse qu'il ne lui a jamais été possible de dominer complètement. Il ne parvint à accomplir qu'en théorie une évolution personnelle que son sentiment se décidait difficilement à suivre.
La passion royaliste, influence de la « mère vendéenne », sans doute, avait dicté ses premières pensées politiques, singulièrement dirigées en sens inverse de ses impressions et de ses souvenirs d'enfant mené à la suite des armées de l'Empire. Il appelait alors Napoléon un « sombre volcan », un « fléau vivant » , venu au monde et « choisi par la main qui foudroie », au moment du « réveil du dieu vengeur » ; et « ce ne sont point là les héros », disait-il '. Quelques années après, il opposait Y imprécation à Y acclamation, double écho de l'immense gloire; il concluait encore en comparant la trajectoire bonapartiste à celle d' « une bombe ardente, meurtrière », Qui « Décrit dans un ciel noir sa courbe incendiaire,... Tombe, et fouille à grand bruit le pavé des cités » -. Mais l'ode était si bien caractérisée par le sentiment poétique de la grandeur et du destin du personnage, à l'attitude duquel le poète prêtait l'éléva-