Les Quatre Vents de l'esprit, 111, 27 : ■ Pati
en est capable, s'élever au-dessus de l'anecdotique, viser au général, tout en paraissant ne pas sortir du particulier. Le particulier est tout d'invention alors, et c'est pour cela même qu'il remplit la fonction de l'universel, ainsi qu'Aristote comprenait cet intéressant point d'esthétique, quand il disait la poésie plus vraie que l'histoire. Victor Hugo touche à la même idée en d'autres termes, appelant la poésie légende, quand il écrit : « L'histoire a sa vérité, la légende a la sienne. La vérité légendaire est d'une autre nature que la vérité historique. La vérité légendaire, c'est V invention ayant pour résultat là réalité. Du reste, l'histoire et la légende ont le même but : peindre sous r homme momentané V homme éternel l. »
Le poète n'a pas vu aussi clairement que le philosophe que Y homme éternel était plus proprement le sujet de Y invention t qui, en cela, peut atteindre un genre de réalité qu'exclut la vérité historique. Mais sa méthode dans le drame et dans le roman est entièrement conforme à cette vue. Ses principaux personnages sont tous légendaires, pour employer l'expression qu'il a choisie, c'est-à-dire ou représentent des passions incarnées, en lutte les unes contre les autres, ou ser-
i. Quatre-vingt-treize. III. i, 1.
vent à mettre en action des idées. Ils sont en conséquence, même quand ils sont pris dans l'histoire, élevés à une sorte d'absolu, chacun dans ce qu'il est. De là les types, et de là, si l'on veut, les monstres, les violentes antithèses, dominées par le dualisme général du bien et du mal, ou par l'association des disgrâces physiques et de la beauté morale. L'écueil de cette méthode, qu'on pourrait appeler, telle que Hugo l'a appliquée, la méthode de l'agrandissement et de la sublimité, c'est de ne pas toujours mettre dans le légendaire, ou universel, une part de vraisemblance historique et d'individualité, indispensable à l'artiste qui veut donner à l'invention « pour résultat la réalité », et non pas éveiller par elle le sentiment de l'impossible. C'est aussi de vouloir trop directement tirer la moralité de la fable, et de montrer pour cela le visage de l'auteur derrière les personnages. Et enfin il peut arriver qu'en vue de produire certaines péripéties et d'exciter de vives émotions, on manque à la logique d'un caractère.
Par exemple, un chef vendéen qu'on a dépeint comme absolument et systématiquement impitovable, auquel on a prêté, dans une occasion terrible, des paroles sur le devoir, capables de désarmer un grossier matelot qui tient sa ven-
geance et qui est assuré de l'impunité \ ce chef manquera à son propre devoir en se rendant prisonnier pour sauver des enfants dans un incendie. Mais l'effet cherché est produit : le pouvoir de la pitié sur l'urne du plus insensible. A ce trait de dévouement du chef vendéen s'ajoute celui du chef républicain son parent, autre homme de devoir, qui manque à son devoir en le faisant évader; et, à celui-ci, un troisième, le dévouement de l'envoyé du Comité de salut public, qui, lui, fait son devoir en condamnant à mort son élève, presque son fils, et y manque l'instant d'après d'une autre manière en*se livrant lui-même à l'échafaud. C'est au suicide, au fond, qu'arrive ainsi, comme conclusion pratique, le débat d'ailleurs intéressant et émouvant de la justice et de l'amour, du devoir formel et de la bonté, dans l'àme du jacobin stoïque 2. La logique des caractères est sacrifiée à l'émotion, et sans doute aussi à la thèse du triomphe définitif de l'amour dans les grandes âmes.
L'idée générale de la fatalité, mais prise cette fois dans le choc des passions de la guerre civile, règne dans ce dernier roman de Victor Hugo :
1. Quatre-vingt-treize, première partie, III. •1. Ibid., \\V partie, vi, 2, et vu, 5.
Quatre-vingt-treize, comme dans les précédents. 1 est cependant inférieur à ceux-ci, à ceux de ] période de l'exil, malgré la beauté de certaine parties, et la grande virtuosité d'exécution d quelques autres (l'épisode de la caronade lâchée par exemple); et cela, non point parce que l'ai; teur, afin d'élever Y histoire à la légende, a trouv1 le moyen de forcer les effets dans un sujet déjà s terrible et si touchant par lui-même, mais au con traire, parce qu'il a voulu rester trop historique Il y a pour le lecteur instruit et délicat quelqu chose de déplaisant à se voir présenter des fait et des caractères, des portraits, des dialogues comme différents de ce qu'il attend, alors qu'i s'agit d'hommes qu'il ne peut envisager que sou l'aspect de la réalité, avec le secours d'une imagi nation réglée par la mémoire. Ce défaut, commui aux romans historiques, est d'autant plus sensibb que leurs sujets sont pris plus près de nous, est plus choquant de faire converser Danton Marat et Robespierre sur leurs vues respective: de politique révolutionnaire, que d'inventer de: conversations de Henri III ou de Louis XIV ave< leurs courtisans; et pourtant ceci même n'est pas sérieux, manque de dignité en quelque sorte, e n'est admissible que dans le genre amusant crée par le charmant conteur Alexandre Dumas père.
Combien un sujet tel que celui des Travailleurs, Il de la mer, ou de ï Homme qui rit est plus vrai, en étant plus inventé, plus poétique* Le second de i ces romans, d'une originalité saisissante et d'une k incomparable élévation de sentiment, n'a pas tu, obtenu tout le succès qu'il méritait. L'étrangeté de ïr la conception, la nouveauté des traits humoristiques, certaines bizarreries moins bien rencontrées, oJont servi d'excuse à la froideur d'un public trop ie souvent incapable de s'élever au sublime de la J création poétique, ou ne fut-ce que de suivre un ii romancier qui a rompu avec les lieux communs y romanesques. Victor Hugo a atteint dans ce Ï! roman la perfection du genre qu'il faut bien !]■ nommer l'association du monstrueux et de l'idéal, i mais il en a tiré des effets moraux saisissants. Ce ne sont plus les monstres isolés et grossiers de ses premiers romans, c'est une réunion de singularités humaines, naturelles ou factices, produits divers de la destinée dans une société mauvaise, et mis en contraste les uns avec les autres ou dans leurs propres conditions d'existence : Gwynplaine, difforme par un horrible effet de perversité sociale, moralement beau, grand par nature, >: demeuré pur, grâce à la rencontre d'une éducation ^'exceptionnelle; Déa, aveugle et idéalement belle, tendre amante d'un homme affreux à voir, sur
lequel se concentrent toutes les idées qu'elle peu se former de ce qui est bon et beau; Josiane femme de cour, belle aussi, profondémeni dépravée; Ursus, philanthrope de fait et misaq thrope de théorie, montreur de phénomènes promenant de foire en foire sa philosophie d bonheur et sa satire amère, bien qu'à dem inconsciente, de l'ordre social; pour cadre, le deux mondes extrêmes de la corruption : le Comprachicos et la cour. Comme dans les autre romans, la pensée de la fatalité gouverne les péri péties. Le dernier chapitre : Non là-haut, signifi le refus opposé par la Providence à la solutioi heureuse du problème de deux vies idéales, dan l'abominable choc de passions dont leurs desti nées ont dépendu. Là-haut, cela ne se veut pas que la fille aveugle et l'homme défiguré cueillen le bonheur. Ces misérables resteront jusqu'ai bout des damnés du destin en cette vie. Gwyn plaine marche comme un halluciné à l'abîme Déa meurt avec la vision du ciel.
Le morceau capital de l'ouvrage, la péripétiij de la reconnaissance du lord criminellemen dépossédé, suivie du discours de l- homme qui rit à la Chambre des lords, donne lieu aux plus vio lentes antithèses de situation et de pensée. C< discours, une des plus étonnantes composition:
le l'auteur, tant pour l'extrême énergie des sentiments et la puissance de la forme que pour 'extravagance de la donnée, nous paraît, quoi '"qu'on en dise, à sa place dans l'ensemble de la ^conception. Sans doute, il y a danger que le lecteur rie, non pas aux larmes, comme les lords '"auditeurs à l'aspect et aux paroles de l'orateur, esle héros au rire forcé, mais enfin sous l'impression d'un certain comique procédant de l'illogicité |de la situation. Mais celle-ci ne laisse pas d'être "'amenée, justifiée, par l'état d'exaltation du personnage, par le bouleversement de son âme à la JC;suite des veilles, et du jeûne, et des épreuves "''terribles, de plus d'un genre, auxquelles il vient 'd'être soumis. Ajoutons la croyance naïve, qui sinous est connue aujourd'hui par tant d'exemples, "fia croyance de l'homme du peuple à la possibilité "fde remédier aux misères sociales par des résolutions subites de bonne volonté des grands de lia terre, et imaginons les effets de cette naturelle utopie sur l'esprit d'un homme qui, de pauvre lfl saltimbanque qu'il était, élevé solitairement par 'une sorte de philosophe spontané, puis secoué 'ji par des aventures extraordinaires, dormeur Il éveillé, devient tout à coup l'un de ces puissants, |et se voit appelé à opiner en Parlement sur la dotation d'un prince. Quant au discours en lui-
même, il faut accorder aux critiques que, parm. beaucoup de traits éloquents et dignes de la con-l ception, il s'en trouve de mal placés, où l'on seni| trop que c'est l'auteur qui parle à sa propre! galerie, et non point un Anglais du xvnc sièchi à ses compatriotes.
Avant cette séance des lords, admirablemen1 décrite d'ailleurs, avec une vue si juste du carac' tère des hommes et des assemblées, on ne saurai; trop louer, dans ce roman, l'analyse des sensations et des épreuves du héros, au moment de l'invasion de ses premières pensées d'homme riche et puissant, lord d'Angleterre : la tempèlej intérieure, les grands projets : je ferai, je parlerai ; « la funèbre rentrée de l'ombre dans une âme,, la surprise faite au côté faible de l'homme, toutes; les choses inférieures qu'on appelle supérieures,! les ambitions », et les appétits vulgaires de bon-! heur; « car se connaître en bonheur, ce n'est pas facile ». N'oublions pas la tentation la plus hallucinante pour un homme jusque-là nourri etl extasié dans le plus chaste amour : l'odor di femina et le « rêve de la chair » :
« Une peau tiède et vivante, sous laquelle on sentait couler un sang passionné, des contoursi ayant la précision du marbre et l'ondulation de la! vague, un visage hautain et impassible, mêlant le
*efus à l'attrait, et se résumant en un resplendissement, des cheveux colorés comme d'un reflet l'incendie, une galanterie de parure ayant et donîant le frisson des voluptés, la nudité ébauchée rahissant le souhait dédaigneux d'être possédée i distance par la foule, une coquetterie inexpugnable, l'impénétrable ayant un charme, la tentaion assaisonnée de perdition entrevue, une prouesse aux sens et une menace à l'esprit, double mxiété, l'une qui est le désir, l'autre qui est la :rainte. Il venait de voir cela. Il venait de voir une femme. — Il venait de voir plus et moins ]u'une femme, une femelle. — Et en même temps jne olympienne. — Une femelle de Dieu. » Notons, mtre autres traits profonds et d'expression saisissante de l'histoire d'une tentation, cette admirable ormule : « Il y a une certaine fumée du mal jui précède la faute, et qui n'est pas respirable i la conscience. L'honnêteté tentée a la nausée pbscure de l'enfer. Ce qui s'entr'ouvre dégage une exhalaison qui avertit les forts et étourdit les faites, Gwynplaine avait ce mystérieux malaise *. »
i. L'Homme gui rit, II* partie, m, S, et iv, 1. — Comme échantillon des choses excessives, qui, dépassant, dans Pexpresion plus encore qu'au fond, la mesure du vraisemblable, )euvent cependant convenir à la méthode de la « légende », - on dirait plus exactement du symbole et du mythe, — telle [ue Hugo Ta comprise, citons des passages de la longue
Les Misérables restent l'œuvre capitale, comme observant une plus juste distance entre la construction romanesque d'imagination pure, — qui cependant répond mieux au but et à l'idée dt l'art, — et les compositions qu'aujourd'hui l'or préfère, où la réalité est serrée de très près, e| jusqu'au trompe-Vœil, en termes de peintres. lil renommée ou la popularité des Misérables n'on atteint, ni dans le grand public, ni auprès de h\ critique et des artistes, ce qu'on aurait attendri pour cette belle épopée du monde moderne. L(l succès de Notre-Dame de Paris, en son temps, fu plus grand, et nous n'oserions pas assurer qu'i
tirade de déclaration d'amour de la belle duchesse Josiane « Je me sens dégradée près de toi, quel bonheur! Être altesse comme c'est fade! Je suis auguste, rien de plus fatigant] Déchoir repose. Je suis si saturée de respect que j'ai besoil de mépris... Je t'aime non seulement parce que tu es difforme! mais parce que tu es vil. J'aime le monstre et j'aime l'histrion Un amant humilié, bafoué, grotesque, hideux, exposé au. rires sur ce pilori qu'on appelle un théâtre, cela a une saveu extraordinaire. C'est mordre au fruit de l'abîme. Un aman infamant c'est exquis... Méprise-moi, toi qu'on méprise. L'avi lissement sous l'avilissement, quelle volupté!... Tu es si au dessous de moi que je te mets sur un autel. Mêler le haut e le bas, c'est le chaos, et le chaos me plaît. Tout commence ei finit par le chaos. Qu'est-ce que le chaos"? une immense souib lure. Et avec cette souillure. Dieu a fait la lumière, et avo cet égout Dieu a fait le monde. Tu ne sais pas à quel point j< suis perverse. Pétris un astre dans la boue, ce sera moi., (jwynplaine, nous sommes faits l'un pour l'autre. Le monstn que tu es dehors, je le suis dedans. De là mon amour... Toi
LA MORALE DES ROMANS -il
n'en survit point quelque chose de plus. D'où vient cela? Faut-il penser que les beautés morales de l'ordre le plus élevé, dans la vie légendaire de Jean Yaljean, et les tendres amours idéaux de Marius et de Cosette ont décidément moins d'attrait pour les lecteurs de l'heure présente que les vulgarités d'imitation anecdotique de la vie passionnelle et les récits de débauche et de crimes que leur servent les romanciers? L'explication serait insuffisante. Mais le fait est que les écrivains distingués de la phase littéraire qui a suivi le romantisme nous ont à quelques égards ramenés au goût classique, en matière de style, et, d'une autre part, initiés, nous ne parlons maintenant
approche fait sortir l'hydre de moi déesse... Vois comme je te ressemble. Regarde dans moi comme dans un miroir. Ton visage, c'est mon àme. Je ne savais pas être à ce point terrible. Moi aussi je suis donc un monstre! 0 Gwynplaine. tu me désennuies... Tu n'es pas laid, toi. tu es difforme. Le laid est petit, le difforme est grand. Le difforme est l'envers du sublime. C'est l'autre côté. L'Olympe a deux versants : l*un, dans la clarté, donne Apollon; l'autre, dans la nuit, donne Polyphème. Toi tu es Titan. Tu serais Béhémoth dans la forêt, Léviathan dans l'Océan, Typhon dans le cloaque. Tu es suprême. Il y a de la foudre dans ta difformité. Ton visage a été dérangé par un coup de tonnerre. » (L'Homme qui rit, IIe partie, vu, i.) — La recherche des effets violents, que nous voyons ici dans les paroles, est aussi dans les actes. Josiane. cette fille vierge qui dit ces choses, apprenant, sur l'heure même, que ce monstre, ce Gwynplaine. est un grand seigneur qu'on a retrouvé, un mari pour elle, lui tourne le dos froidement avec le plus parfait mépris.
que des premiers d'entre eux, à un art nouveau, plus voisin de la science, où l'on se pique d'imiter les faits avec scrupule, et d'appliquer la froide analyse au sujet de la fiction, en donnant à ce dernier le caractère et les apparences du réel. Le point sur lequel le goût romantique est démodé, — alors que, sur d'autres, des écrivains de talent se sont adonnés aux subtilités et aux affectations d'un style de décadence, — c'est ce que nous appellerons l'enflure employée à marquer une certaine exaltation d'àme; et c'est un mode d'amplification de rhétorique qui n'abandonne une idée qu'après l'avoir développée à satiété dans toute la suite de formes et d'images dont elle est susceptible.
Ce procédé en quelque sorte synthétique marche en se répétant, et vise à frapper sur l'imagination et sur l'émotion des coups variés, et de plus en plus forts, s'il se peut, pour un même résultat à atteindre. Le procédé analytique, au contraire, creuse et fouille son sujet, sans répéter, mais en détaillant; et il ne manque pas de sobriété, si luimême il ne pêche pas par un accès de raffinement : et par des formes tourmentées et maniérées, qu'on croit plus propres à transmettre les impressions et les vibrations d'un auteur excité. Nous savons que Victor Hugo a réussi dans l'analyse exacte et dans la reproduction réfléchie et choisie.
quand il se l'est proposée, des caractères du réel, et cela dans ce roman même dont nous parlons, dans les Misérables. Mais combien de passages, dans tous, où il s'esi livré à l'intempérance des associations d'idées sur un thème donné, et à son goût immodéré du crescendo et du rinforzando des images! Et ces amplifications de quatre, six et dix pages, en phrases hachées, sur les mêmes pensées; ces tirades, jusque dans les moments et les situations où elles semblent le moins à propos, qui sont, pour une faible partie, ce que les personnages ont vraiment pu dire, et servent, pour tout le reste, de déversoir à ce que l'auteur a d'humeur ou de satire en excès à dépenser! Et cette manière, — comme dans ses drames, où il aurait dû plus soigneusement s'en garder, — cette manière d'un acteur qui s'adresserait visiblement au public pour son compte, au lieu de rester honnêtement dans la pièce qu'il joue! Et puis ces étalages d'érudition pédantesque, ces simulacres de connaissances spéciales, nautiques, par exemple, ces énumérations bizarres, ces descriptions interminables, semées de traits choquants parmi des traits magnifiques , et parfois enfin cette recherche d'esprit malheureuse, ce comique forcé. ce risible qui ne fait pas rire! Si nous réunissons tous ces défauts — et nous le pouvons, car
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la plupart sont affectés, et procèdent d'un système, sous la qualification commune de manque de naturel, nous aurons dit la cause qui s'est opposée dans une grande mesure au succès populaire de ses drames et des trois romans de la période de l'exil, ainsi qu'à la haute renommée qui est due, qui sera sans doute accordée un jour à ces œuvres de génie. Elles sont, pour la pensée comme pour le style, une création merveilleuse, entièrement à part dans toute notre littérature. Mais où trouver des auteurs sans défaut? Victor Hugo, ce sublime écrivain, n'est pas un écrivain naturel.