Actes et Paroles, Pendant l'exil, lo juillet
Observons seulement qu'il y a dans les derniers discours, comparés à ceux qui n'avaient point la « ville lumière » pour auditoire, ou une moindre place accordée à l'idée surnaturelle, ou, nous ne voulons pas dire des marques d'hésitation et de timidité, mais au moins des mots comme on en a quand on parle à des gens prévenus contre ce qu'on va leur dire. Par exemple, après ces paroles : « le tombeau n'est ni ténébreux ni vide. C'est là qu'est la grande lueur », l'orateur ajoute : Qu'il soit permis à l'homme qui parle en ce moment de se tourner vers cette clarté. Celui qui n'existe plus, pour ainsi dire, ici-bas, celui dont toutes les ambitions sont dans la mort a le droit de saluer au fond de l'infini, dans le sinistre et sublime éblouissement du sépulcre, l'astre immense, Dieu. » Ceci, aux obsèques de Madame Paul Meurice. A celles de Quinet, Victor Hugo, parlant des « lois morales », les définit comme devoir et sacrifice, et omet cette fois les sanctions. Il dit : « Que la réalité céleste nous guide à affirmer la réalité terrestre »; mais cette réalité céleste, il ne la qualifie que de délivrance : « Devant cette délivrance, la mort, affirmons cette autre délivrance, la Révolution » '.