‹ Victor Hugo, le poèteChapitre 42 sur 84 · Les Chatiments, V1, 5 : Eblowissements · texte numérisé non relu

Les Chatiments, V1, 5 : Eblowissements

rapprochement des charmants souvenirs d’enfance du potte, et de la chute d'un obus en janvier £374).

C’est peut-étre dépasser les définitions que les philosophes ont essayées du sentiment du sublime, que d’employer ce terme pour qualifier des effets poétiques tels que les précédents. Cependant le fond de ces définitions est toujours le fait esthétique d’un ravissement particulier qui éléve la conscience au-dessus des relations et comparaisons ot s’étend la matiere ordinaire du beau; et, a ce titre, les émotions produites par des contrastes saisissants, par des transports rapides de l’Ame a des sentiments trés touchants, en méme temps qu'elle passe a des pensées d’une grande généralité, d'une grande hauteur, appartiennent 4 l’ordre du sublime. Les traits en sont partout dans les ceuvres de vieillesse ainsi que de jeunesse de Victor Hugo, et dans les plus lachées de toutes, car la mauvaise mise en ceuvyre n’en change pas le caractere: Ils restent sublimes tout en n’étant pas beaux, en étant méme le contraire du beau. Il est vrai qu’on a coutume de les englober dans une critique qui les condamnerait également tous, si elle était fordée; car ils sont tous

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