‹ Victor Hugo, le poèteChapitre 50 sur 84 · William Shakespeare, 1"° partie, UJ · texte numérisé non relu

William Shakespeare, 1"° partie, UJ

limitation de Shakespeare. Au contraire, il loue le thédtre contemporain, et le sien propre implicitement, pour s’étre tenu éloigné de cette imitation. Les ceuvres sont, dit-il, et ne se recommencent pas : erreur de sa part, ou équivoque, car les méthodes de Part sont en nombre trés borné, et les siécles successifs ne peuvent, une fois créées, que les appliquer & de nouvelles matiéres, d’ou résultent de nouvelles ceuvres. Si Victor Hugo n’avait pas eu lidée, esthétiquement fausse, de composer des caracleéres @ priori, puis des intrigues et des péripéties extraordinaires pour développer ces caracteres, il ne se serait pas éloigné, comme il l’a fait en cela, de Shakespeare, et son théatre aurait des mérites humains et populaires qu'on y regrette fort '.

Les artistes tard venus, ceux des époques cultivées et des civilisations secondaires, sont forcés dimiter; car qu’est-ce qu’accepter des procédés transmis et recevoir des influences, si ce n’est imiter? Victor Hugo a donc imité, lui aussi, et il n’a pas été heureux dans les modeéles que sa destinée d’enfant lui a donnés. Il a visiblement pris du thédtre espagnol le gout de Vinvraisemblable et de labsurde dans les jeux de la passion et du

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