Vie de Malherbe, par Racan
classtque, et que notre grand vers admet des coupes variées, parfois au détriment de lancienne césure; qu'il demande a Vaccentuation, enfin reconnue, des groupements syllabiques d’ou naissent des rythmes nouveaux dans l’enceinte méme du vers, et qu’enfin les rejets sont admis, tout en gardant un caractere exceptionnel, il semblerait que la nouvelle carriére ainsi ouverte au génie poétique dut diminuer limportance de la rime, et que l'art supérieur du nombre, des cadences et des périodes du langage put étre entierement substitué au jeu, assez enfantin aprés tout, des consonances; mais il n’en est rien, et c’est alors,
au contraire, qu’il advient que la rime est le plus
impérieusement exigée, car elle est le seul moyen qui reste de placer, dans une suite de groupes syllabiques & nombres divers, cette coupure principale, la seule uniforme et réguliérement espacée, qui est celle du vers lui-méme.
On supposerait assez naturellement que le sentiment de cette nécessité a été la vraie cause de lexigence montrée ou subie par Victor Hugo, et par presque tous les pottes contemporains a sa suite *, quand ils ont recherché et préconisé la
4. Alfred de Musset est & citer entre tous comme ayant conservé la tradition des rimes tout juste ou a peine suffisantes, qui facilitent la traduction en vers dé la pensée formée et
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rime riche. En tout cas, c’est maintenant une sorte de culte, et on voit qu'il est justifié jusqu’a un certain point, mais chez ceux-la seulement qui rompent l’ancienne mesure du vers. Quelques-uns poussent ce culte, on dirait jusqu’au fanalisme, si le mot pouvait convenir a ce qui n’est pour eux qu'un amusement. Malgré la raison tout a fait topique et décisive de la conservation et de l’importance croissante de la rime, dans un syst#me de versification ou de son cdté le rythme a gagné en variété et devrait au fond passer pour prépondérant, il est & croire que la passion des mots sonores, & cause de l’éclat quils ajoutent aux images dans la parole, se joignant 4 la méthode de composition qui donne aux consonances le principal réle suggesteur et conducteur de l’imagination po¢tique, a été chez Victor Hugo le motif dominant de l'attachement a la rime la plus riche possible. Il a méme étendu cet amour des sons répétés jusqu’a prendre, quand il |’a pu, pour rimes des homonymes, ce qui n’est peut-étre pas bien agréable. Mais en méme temps, et par une contradiction inexplicable, il s’est assez souvent résigné (et peut-étre amusé, qui sait?) & ne rimer
arrétée d’avance. Mais aussi ce povte appartient-il, au point de vue formiste, partout ot il est naturel e¢ wa/ffecie pas le romantisme, & Vécole classique.
que pour l’ceil. La tradition l’y autorisait, spécialement pour Jes noms propres. Il lui empruntait aussi usage d’dter une lettre a Vorthographe d’un mot afin de le faire rimer a !’ceil. Et & quoi cela sert-il?
Mais nous disons que le rythme, apres Victor Hugo, devrait passer pour l’élément prépondérant de la versification; et nous ne savons si cela est possible, si d’autres poétes, apres lui, prenant la métrique au point ou il l’a portée, pourront la régler, la systématiser, et réduire l’importance des consonances entre les vers 4 ce que le rythme lui-méme exige strictement pour quils se distinguent les uns des autres. Cette ceuvre de raison serait-elle au-dessus du génie formiste de notre nation en poésie? Plus que jamais, dans ce moment, c’est la rime qui gouverne et devient de plus en plus exigeante. Pour tout le reste, la fantaisie fait et défait les regles, mais il faut rimer richement, et la sonorité est recherchée au détriment de lidée.
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Quelqu’un a dit et beaucoup d'autres ont répété : « Victor Hugo, c’est Vartiste, un artiste extraordinaire, le premier peut-étre des artistes de la parole. » Par ce mot artiste on entendait owvrier, et c’ était une maniere de dénier au potte la sincérité du sentiment et le sérieux de la pen- sée; c’était dire-que le fond manquait chez ce grand modeleur de formes.
Ce jugement est faux absolument et en tout.
Victor Hugo a toujours témoigné du mépris pour la qualité principale de louvrier, qui est de travailler dans le gout du public qui commande Pouvrage. Il a prétendu dans son orgueil parfois étalé, mais qui ne se faisail jamais micux sentir que dans les formules d'une modestie théatrale,
étre créateur, fournir des modéles, éclairer et moraliser les hommes. Si nous prenons de Vartiste et de l'art une idée plus haute que celle qui s’attache & lhabileté de ’exécution, nous dirons que Victor Hugo n’a pas été un pur artiste, et que plusieurs des défauts qu’on a pu lui reprocher justement liennent & ce qu'il a souvent poursuivi un autre but que lart lui-méme.
Quelle est done cette idée supérieure de lart? Une breve énonciation des souyerains principes de l’esthétique ne sera pas hors de sa place ici. Ils sont dus 4 Kant et au poéte Schiller, son disciple. Il ne leur manque que d’étre plus réellement connus, encore a présent, ou mieux compris, pour faire loi dans tous les esprits accessibles au pur sentiment de la beauté.
I. Le sentiment du beau ne dépend pas des qualités des objets externes, mais des affections psychiques du sujet qui se les représente, et a qui ils sont offerts ou qui les imagine.
II. Ce sentiment est indépendant de toute reconnaissance des qualités de son objet comme bonnes, uliles ou agréables — sauf bien entendu ce qui sattache de bon et d’agréable au sentiment pris en lui-méme; — il est affaibli ou détruilg dans la mesure ot quelque passion vient s'y méler, relative a la nature utile ou nuisible
de T’objet. Il est done essentiellement désintéressé.
II. Il n’est ni universalisable ni transmissible a Vaide de concepts et de raisonnements; il n’est jamais nécessaire, et ce qu il peut avoir d’universel, tient seulement & Vharmonie entre des esprits pareillement affectés.
IY. Les actions humaines conscientes élant relatives 4 des fins, les fins de celles qui ont le beau pour objet sont purement formelles, et consistent exclusivement dans le plaisir que procure le beau, dans la conservation et dans le jeu des représentations qui s’y rapportent, et dans l’exercice des puissances quis’y déploient.
V. Ce jeu des représentations, quand il passe de ordre contemplatif & ordre de Paction ou de la libre création, conduit 4 l’art, qui est une sorte dimitation ou de reproduction désintéressée, entitrement formelle, de phénomenes quelconques représentés 4 part de toute passion intéressée qui puisse s’attacher 4 ces mémes phénomeénes comme réels. Cette transformation de la réalité, élevée au beau par l’intermédiaire de l'art, est telle, que, prenant ici la peinture et le paysage comme exemple, on peut dire que le beau, dans lanature, nest pas pour l'artiste un objet donné au dehors, ayant toute idée du tablean comme représenta-
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tion interne, mais qu’il est ce tableau lui-méme, en Vidée qu'il s’en fait comme fixée par un procédé spécial & aide duquel il donne un corps a celte représentation méme.
VI. Le beau et l'art ne different que comme different la contemplation de l’ceuvre et l’ceuvre elleméme, non pas morte mais en acte de se faire. Cet acte est le jew du beau, et comme toute la matitre de nos représentations est prise ici de l’expérience, cet acte consiste en de libres. reproductions, imitations, interprétations des choses mémes qui nous apparaissent dans la nature ou dans la vie humaine. Tout contemplateur est un artiste en puissance; tout artiste, depuis lenfant dans ses jeux d’enfant, jusqu’aux grands conteurs et poétes, est un homme qui jowe avec les représentations, et qui les reproduit et combine en mille maniéres, sans autre intérét ni attrait que ceux de la représentation en elle-méme.
On dira peut-étre : « N’est-ce pas ravaler le beau que d’en faire un pur jeu, de le confondre avec les objets frivoles du jeu, de l’'y borner? — Ce qu’on appelle une borne est & mes yeux un développement. » C’est Schiller, ici, qui parle : « Et qu’appelle-t-on pur jew? Dans toutes les situations, c’est par le jeu, par le jew seulement que se fait lhomme complet... L’agréable,
Putile, le bon, il les prend seulement au sérieux; avec le beau il joue... L’homme ne joue que 1a ou il est pleinement homme, et i/ n'est homme complet que la ow il joue... Cette vérité n’est nouvelle que pour la science; elle vivait dans le sentiment et dans l'art des Grees, les plus grands des artistes;... ils écarlaient du front des Immortels bienheureux les rides dont le souci et le travail sillonnent les joues des mortels; ils les affranchissaient, dans une éternelle joie, de la chaine du devoir et de la préoccupation du but, et faisaient du lozsir et de lindifférence les dons de la nature divine, exprimant de la sorte en termes humains la condition d’une existence libre et sublime *. »
Les dieux de l’antique épopée ne sont pas toutefois, en leur sérénilé, aussi indifférents que les
dit Schiller, puisque les légendes nationales de
la Gréce, imaginant entre eux des dissensions, les montraient prenant parti les uns contre les autres, pour telles cités ou tels hommes, se les
4. Schiller, Lettres sur Véducation esthélique de Vhomme, lettre XV. — Le povte esthéticien n’a eu garde d’omettre en sa théorie, 4 laquelle nous n’empruntons que la conclusion la plus saillante, les jeux des animaux, quisont, pour eux comme pour homme, des sortes de représentations libres et désinté- Tressées des actes et fonctions de leur vie naturelle, en dehors du besoin et de la peine. Herbert Spencer a développé ce sujet, 4 son tour, d’une manieére fort intéressante.
disputant, les disputant méme au Destin. Et pourtant la théorie qui rend compte du beau et de l’art par la faculté du jeu, dans une acception noble, idéale, ne pouvait que tirer une force nouvelle de ces passions et de ces luttes des Olympiens, disons plus, ne pouvait qu’y trouver une illustration nouvelle et définitive. En effet les dieux étant nécessairement désintéressés au fond, en vertu de leur nature immortelle, incorruptible, leurs querelles, qui avaient pour sujet le sort des mortels, et tous ceux de leurs actes par lesquels ils sortaient du repos de la béatitude devaient revélir wn caractére de jeu. Les dieux jouaient, pour ainsi dire, & la passion, 4 l’intrigue, a la bataille; non pour leur propre compte, us ne Vauraient pu, mais en prenant des personnages @hommes. On voit que nous ne parlons pas ici des dieux de la conception primitive qui étaient des mythes naturalistes et représentaient les luttes des éléments, mais bien des dieux décidément anthropomorphisés et voués au repos de l’Olympe. Ceux-ci se plaisaient comme spectateurs et entraient comme acleurs, au besoin, dans le jeu des passions et des destinées mortelles qw’tls imitazent.
N’est-ce pas d’une maniére analogue que les hommes de loisir, civilisés, gens paisibles et honnétes, jouent en littérature dans lévonée,
dans la tragédie, dans la comédie et dans le roman, les exploits et les attentats, les vertus, les erumes, les vices et les ridicules, imités des personnes et des conditions qui ne sont pas ou ne sont plus les leurs ?
La théorie de Schiller, par des remarques pro- fondes, comme celle-ci : que Vhomme n'est comple- | tement homme que la ox il joue, et par le déve- - loppement qu'il donne, en Vidée générale de jeu, a Lidée plus abstraite du jeu désintéressé des représentations, en tant que telles, de Kant, nous conduit directement a la vue idéale la plus absolue qu’on puisse obtenir de la nature humaine. Imaginons la perfection et la félicité, non pas avec l’anéantissement des conditions de la vie, comme les a souvent comprises la métaphysique religieuse, mais dans la satisfaction de tous les désirs légitimes, et dans l’accomplissement harmonique des fonctions individuelles et . sociales : c’est nous former l’idée d’un état esthétique et moral ou, d’une part, les appétits et les passions seraient dégagés de l'impérieux besoin et de tous les effets de la lutte pour lexistence, ou, de l’autre, la vertu serait affranchie du devoir par lhabitude et par l’assurance de toujours bien faire. Suivant cette conception, la vie humaine se déploierait librement tout entire dans les
spheres du beau et de lart. Elle admettrait encore, mais alors sous le mode du jeu, la reproduction imitative de la vie avant le bonheur, vie toute passée désormais a l’état de souvenirs, sans doute, mais nécessairement immortelle comme la parfaite mémoire, car l’étre de l’avoir été reste ineffacable et éternel.
En un mot, le réve de la vie heureuse n’est autre que celui de la pure vie de jeu. Le jeu, c'est le bonheur, parce que c’est, en toutes choses, la jouissance sans le besoin, le désir sans intérét et sans obstacle. Et l’art est ainsi la recherche du bonheur, de la seule maniére et dans le seul champ d’action ow il soit possible 4 ’homme de Yatteindre, relativement et partiellement. Ceux qui reprochent a la théorie du jeu, en esthétique, d’abaisser Vart, se trompent en ce quils ne se font pas du jeu une idée assez relevée et assez philosophique. Mais qwils veuillent bien considérer les qualités par lesquelles se distinguent les véritables artistes, non pas toujours, il s’en faut, pour leur plus grande excellence morale : ils verront que ces qualités ont leur racine dans une disposition et dans une aptitude a la contemplation et & imitation; dans une aptitude encore a se séparer des réalités, comme telles, afin de se les donner en spectacle, a les reproduire, &
les conserver ainsi transformées et passées & des modes d’étre tout représentatifs, enfin, a s’en détacher, quand elles choquent ou déplaisent en quelque point, par l’ironie, Vhumour, la blague ou la caricature '. C’est ce caractere, essentiellement, qui rend le véritable artiste non certes pas impropre, mais répugnant aux emplois ordinaires de la vie, et, trop souvent aussi, indifférent, étranger autant qu'il peut a la chose publique. Ses gouts et son idéal sont placés ailleurs.
Cet idéal, si, pour mieux le comprendre, nous Vélevons au souverain degré, il ne se trouyera pas autre, quoique l’artiste en général ne s’en rende point compte, que cette vie de jeu et de
bonheur, sans utilité, sans intérét, dont nous
venons de parler. Cette vie idéale est au surplus celle que M. H. Spencer, et, chez nous, M. Guyau ont révée pour la fin de l’évolution de Vhumanité sur la planéte : c’est un ordre spontané, parfait, dans une totale absence d’autorilé et de pouvoir, ou chaque individu, envisageant de son propre mouvement son bien principal dans le bien d’au-
4. Il est manifeste que ce caractére est particulitrement applicable aux artistes des arts plastiques et des lettres. La musique est un art profondément distinct, dont il y aurait a définir les considérables différences et les similitudes. Ce n’est pas ici notre tache.
trui et de tous, vivra sans regle ui contrainte, en exquise moralité, dans lignorance du devoir +. Victor Hugo n’a pas été le pur artiste que cet idéal réclame et dont le type, au contraire, a été si pleinement réalisé par le grand poete allemand, qu'il a, lui, pour celte raison méme, qualifié quelque part trés durement. Vers la fin de la Restauration, au moment ow il entrait dans la carriere des productions réfléchies, aprés avoir débuté si jeune, par une littérature d’imitation as: 2z peu nourrie de pensées (les Odes et Ballades, les premiers romans), une école, une société philosophico-religieuse existait déja qui, destinée a une action des plus considérables sur les idées dirigeantes de notre siécle, et peu nombreuse encore, ne laissait pas de faire pénétrer certaines vtes originales et propres 4 saisir limagination, dans les esprits ouverts et ardents, en quéte de nouveautés. On enseignait, dans cette école, que tout individu était appelé, de sa nature, & prendre rang, suivant un ordre hiérarchique, ou dans la
4. On sait que H. Spencer a adopté et développé d’une maniére approfondie en quelques parties la théorie esthétique du jeu et de Vart. Mieux inspiré en cela que Guyau, qui a repoussé cette théorie et jusqu’au principe du désintéressement du beau, il a senti Vaffinité profonde de Vidéal de vie de Vartiste avec lV’idéal de la destinée humaine conduite a son terme de perfection.
classe des industriels, ou dans la classe des savants, ou dans la classe des artistes. Les savants avaient pour destination de révéler le dogme et d’enseigner tous les ordres de théorie; les industriels étaient chargés des applications, c’est-a-dire de toute la partie matérielle du travail social; mais la mission des artistes, essentiels agents de religion, — car la religion et l’art appartenaient a la méme catégorie et contractaient une étroite alliance dans le nouveau sacerdoce, — était de nourrir et d’exalter les sentiments, et de faire par leurs ceuvres, dans toutes les branches des lettres et des arts, l'éducation du peuple. Cette doctrine-néothéocratique, qui fut l'objet d’une ardente propagande et gagna de brillants esprits, depuis A€.5, année de la mort de Saint-Simon, jusqu’au proces des Saint-Simoniens en 1832, est lorigine de Vidée du « sacerdoce de l’art », souvent ridiculisée, mais prise fort au sérieux dans une bonne partie de l’école romantique. C’est de ce centre de rayonnement que vint a Victor Hugo la pensée
déja visible dans son drame de Marion Delorme
(1829), et hautement affirmée dans la plupart des suivants (de 1832 & 1838) et dans les préfaces de ses piéces imprimées, la pensée de donner & ses ceuvres un but direct de souveraine éducation et de moralisation populaire. C’est elle qui lui sug-
géra, pour mieux faire pénétrer dans l’esprit du public certaines theses morales, un systeme d’exagérations et d’invraisemblances choquantes. C’est encore elle qui, trente ans plus tard, lui inspirait ~ son magisme et les pages les plus extraordinaires de son William Shakespeare sur les artistes révélateurs providentiels. Et c'est l’orgueil d'une mission qu'il se croyait bien réellement appelé a remplir jusqu’é son dernier souffle, qui dictait au vieillard dgé de soixante-dix-huit ans cette préface en vers de son plus mauvais ouvrage, dans laquelle il a plu a tant de lecteurs de ne voir que Veffet d'une longue habitude de « poser »‘*:
Mais tu briles! Prends garde, esprit! Parmi les hommes, Pour nous guider, ingrats tenébreux que nous sommes, Ta flamme te dévore, et ’on peut mesurer
Combien de temps tu vas sur la terre durer...
Tu vas Vuser trop vite a briler nuit et jour;
Tu nous verses la paix, la clémence, l’amour,
La justice, le droit, la vérité sacrée ;
Mais ta substance meurt pendant que ton feu crée. Ne te consume pas! Ami, songe au tombeau!
— Calme, il répond : je fais mon devoir de flambeau.
Expliquer tant d’orgueil par l’orgueil lui-méme ne satisfait point. Il y a quelque chose de pelit, @inadéquat au sujet, 4 rabaisser homme en le