LUMIÈRE
Toute son oeuvre fut le développement de ces paroles de sa jeunesse, la perpétuelle opposition du blanc et du noir, de la nuit et de la clarté ; il la mit dans sa poésie (l’un de ses recueils n’est-il pas intitulé Les Rayons et les Ombres), il l’accentua dans ses dessins, il la demanda à la photographie quand il posa pour elle.
Voyez-le sur le portrait de notre couverture. Son profil de médaille est en pleine lumière, comme celui d’un Christ de Rembrandt ; le reste se perd dans l’ombre où s’estompent vaguement ses cheveux et les plis de sa redingote. Comment ne pas songer, devant cette belle image du poète, à ces vers des Contemplations :
« Dois-je exister sans être et regarder sans voir ?...
Vous dites : « Où vas-tu ? » Je l’ignore, et j’y vais.
Quand le chemin est droit, jamais il n'est mauvais.