‹ Victor Hugo, photographeChapitre 6 sur 14 · LUMIÈRE · texte numérisé non relu

LUMIÈRE

Toute son oeuvre fut le développement de ces paroles de sa jeunesse, la perpétuelle opposition du blanc et du noir, de la nuit et de la clarté ; il la mit dans sa poésie (l’un de ses recueils n’est-il pas intitulé Les Rayons et les Ombres), il l’accentua dans ses dessins, il la demanda à la photographie quand il posa pour elle.

Voyez-le sur le portrait de notre couverture. Son profil de médaille est en pleine lumière, comme celui d’un Christ de Rembrandt ; le reste se perd dans l’ombre où s’estompent vaguement ses cheveux et les plis de sa redingote. Comment ne pas songer, devant cette belle image du poète, à ces vers des Contemplations :

« Dois-je exister sans être et regarder sans voir ?...

Vous dites : « Où vas-tu ? » Je l’ignore, et j’y vais.

Quand le chemin est droit, jamais il n'est mauvais.

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