INTRODUCTION XXVII
dessus de sa tête, oùToneûl dit qu'il voyait quelqu'un. Il est probable que Vèvèque^ en effets assistait à celte agonie. » Frappé du regard profond et mystérieux de certains animaux, Hugo a cru qu'ils pouvaient servir d'instruments à la divinité :
Dieu, présent à la nuit, n'est pas absent des bétes ; Dieu vit dans les lions comme dans Daniel.
Homme, envie
Ton chien ; tu ne sais pas. triste maître hagard, S'U n'a pas plus d'azur que toi dans le regard.
Enfin Hugo a repris les doctrines de Pythagore et des Hindous sur les migrations des âmes. Il pense qu'allég es par leurs vertus ou alourdies par leurs vices, les âmes montent ou descendent dans Téchelle des êtres ; que la plante vit, que le rocher souffre :
Oui, bête, arbre, rocher, broussaille du chemin, Tout êlre est un virant de Timmensité sombre... L'étincelle de Dieu, Tàme est dans toute chose.
Un poète pénétré de pareilles doctrines doit, tout aussi bien qu*un Homère, voir partout le surnaturel et le divin. Roland a toujours 54»rWi Dieu près de {ut : de quels exploits ne sera-t-il pas capable ? Les crimes de Ratbert semblent un défijetéàlaProvidence : comment le glaive invisible d'un archange ne trancherait-il pas la tête de Ratbert? Le jeune Angus va périr : il est naturel que sa mère le regarde du fond de la tombe. Et pourquoi le cheval de Roland n*encourageraitil pas le pauvre petit roi de Galice ? Pourquoi le père et la mère d'Isora, statues de pierre allongées sur un tombeau, ne s'assombriraient- elles pas quand le meurtrier approche du château de Final? El, lorsque le vieux don