‹ Victor Hugo, poète épiqueChapitre 23 sur 64 · XXXVIII VICTOR HUGO · texte numérisé non relu

XXXVIII VICTOR HUGO

cord avec les goûts et les aptitudes de ses conlemporaiûs, et, plus son épopée a ressemblé à l'épopée primitive, moins elle en a pu remplir la mission, moins elle a pu être la voix et comme le viatique d'un peuple. Étant une sorte d'anachronisme, elle n'a pas obtenu l'influence que tout le génie dépensé aurait mérité.

Et voilà encore pourquoi, en dépit des « petites épopées », plus ou moins heureuses, qui se sont glissées çàet là dans les livres des poètes contemporains, la Légende des siècles reste et restera une œuvre isolée, dont il était important de bien fixer le caractère. Je n'ai pas caché qu'on y devait signaler des éléments multiples ; mais Hugo parlait des vents de r esprit , et les vents peuvent mêler leurs souffles. Qu'on distingue tous ceux qu'on voudra dans la Légende : c'est toujours le souffle épique que nous entendrons résonner le plus haut et le plus fièrement .

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