CONTE
L'Avarice et FEnvie, à la marche incertaine.
Un jour s'en allaient par la plaine Chez un méchant ou chez un fou :
Chez yousou chez un autre, ou chez moi-même. Kn soninio Elles allaient je ne sais où , Comme le héron du bonhomme. Bien que sœurs, ces monstres hideux Ne s'aiment pas; aussi, tout le long de la roule, Sans se parier, ils cheminaient tous deux.
L'Avarice , le dos en voûte , Examinait ce coffre hasardeux
Pour qui toujours elle redoute.
L'Envie aussi l'examinait sans doute.
Comptant tous les écus dans son coffi*e entassés , Chemin faisant, dame Avarice Se répétait pour son supplice :
« Je n'en ai point encore assez ! »> De son côté, l'Envie au regard louche.
Lorgnant cet or, objet de tous ses soins.