‹ Victor Hugo, Waterloo, NapoléonChapitre 24 sur 38 · CASIMIR DEL A VIGNE · texte numérisé non relu

CASIMIR DEL A VIGNE

Béranger

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Il a droit a une place particulière ici, petite mais familière, le brave homme à la plume facile, à qui l'amour et le vin ne firent pas oublier les devoirs civiques. Poète de second, voire de troisième ordre, certes on n'y contredit point, mais combien digne de l'affectueuse et souriante amitié que lui voua la France bercée si longtemps au refrain consolateur de ses chansons I Ce ne fut point le ton noble et véhément qu'il prit pour enseigner la vertu bien française qui consiste à ne point désespérer. En petites rimes allègres, sur un air sentimental et bonhomme, il s'ingénia à faire garder fidèle aux cœurs populaires des faubourgs, sous la guinguette dominicale comme à l'atelier, le souvenir des gloires patriotiques. Pour en attester, c'est le quart de ses œuvres qu'il faudrait reproduire ici. [On ne l'attend pas de nous. Nous nous sommes bornés à choisir parmi ses chansons celles qui demeurent particulièrement typiques de ses sentiments. 11 ne déplaira peut être pas à d'aucuns d'entendre le pipeau après la lyre, et de descendre des hauteurs du Parnasse au coin plus discret de la goguette bourgeoise et parisienne.

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