INTRODUCTION
seulement en ce qui concerne les travaux de la Nouvelle Salle de spectacle, et très probablement on s’en serait tenu là sans l’heureuse découverte que nous avons faite, dans les archives de l'Intendance de Guienne, d’une volumineuse correspondance, à laquelle nous ajoutons les résultats de nos recherches de vingt ans et d’enquêtes, à Paris, en France, en Pologne. L’ensemble de ces documents nous permet de rectifier et de compléter ce qui a été dit sur la vie d'un homme si haut placé dans l’histoire de l’architecture française au xvme siècle et particulièrement à Bordeaux; car, malgré sa naissance à Paris, Louis est un Bordelais d’adoption.
En effet, son œuvre la plus parfaite est à Bordeaux, où son influence d’artiste est encore pleine de vie; les Bordelais lui doivent le joyau de leur cité moderne, la belle mise en scène du plus somptueux quartier de leur ville; c’est là que furent ses meilleurs amis et ses ennemis les plus implacables; c’est là qu’il a le plus souffert et c’est là que son nom restera populaire.
11 y a cent ans, Louis avait bien droit à des
lettres de bourgeoisie. Plus tard, on eût été fier
de le dire citoyen de Bordeaux. Maintenant, la
Postérité le proclame une des gloires de l’art
français !
Au moment où nous corrigeons les dernières épreuves de ce livre, nous recevons de M. Maurice Tourneux l’obligeante communication d’une pièce de vers de Marmontel, très probablement inédite, poésie extraite du manuscrit de la Correspondance littéraire de Grimm, partie rédigée par Meister. Année 1797, n° 17.