‹ Vie admirable de saint Alphonse RodriguezChapitre 24 sur 87 · PROLOGUE. XXXIII · texte numérisé non relu

PROLOGUE. XXXIII

Baléares pendant les 46 dernières années de sa vie, il se ressentit de son contact coDtinuel avec les personnes qui parlaient le dialecte de ces îles ; son style, si simple qu'il tourne au familier, manque de cette correction, de cet achevé que les bons auteurs donnent habituellement à leurs écrits.

Son érudition peu étendue, se réduit à un petit nombre de textes, souvent répétés, appartenant à l'Ecriture Sainte et aux Saints Pères, et à quelques traits de l'Histoire Ecclésiastique, qu'il a lus dans certains livres de dévotion ou entendus dans les conférences et dans les entretiens spirituels; lorsqu'il traite des vertus, en vain chercherait-on la précision scolastique dans les termes qu'U emploie ; il franchit souvent les limites d'une vertu et pénètre dans le champ des vertus voisines ; enfin, dans les traités en quelque sorte completsqu'il nous a laissés, il a omisd'en enchaîner etd'en ordonner des diverses parties, ce que peut faire seulement un homme d'études.

Néanmoins ces défauts littéraires sont amplement compensés par la solidité et l'élévation de la doctrine qu'il enseigne, le caractère éminemment pratique dont ses écrits spirituels portent l'empreinte, l'autorité magistrale et la profonde conviction avec lesquelles il prononce ses assertions. Us le sont surtout par cette force de persuasion avec laquelle il parle,

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