XXXIV PROLOGUE
comme celui qui contemple la vérité à nu dans un océan de lumière très haute et divine, et qui a expérimenté en lui-même les fruits salutaires que l'âme reçoit dans la pratique constante de la vertu en ce qu'elle a de plus difficile et de plus élevé. Ajoutons que saint Alphonse n'écrivit pas avec l'intention que ses œuvres fussent livrées un jour au public, mais seulement pour ces trois fins : premièrement, pour obéir aux ordres de ses Supérieurs, qui lui commandèrent de rendre compte par écrit de ses voies spirituelles extraordinaires ; secondement, pour remplir un devoir de charité, en faisant part des lumières, que Notre-Seigneur lui commuuiquait, à ceux qui ont besoin de conseil et sont désireux d'atteindre la perfection ; troisièmement, pour s'exhorter lui-même à pratiquer les inspirations d'en haut, en notant les motifs qui étaient pour lui les plus puissants devant Dieu. Réunis après sa glorieuse mort, les nombreux manuscrits qui étaient entre les mains des divers habitants du collège de Palma, formèrent plusieurs volumes, qui joints à ceux que le saint Frère avait gardés, portent le nombre total à huit volumes in-4, désignés par les lettres A, B, G, D, E, F, G, H, et cinq in-8, désignés par les lettres I, K, L, M, N.
Le volume A contient la relation de sa vie, écrite par ordre deses supérieurs. Les deux volumes K etN sont de petits livrets, sur lesquels il notait ses