‹ Vie admirable de saint Alphonse RodriguezChapitre 5 sur 87 · XII LETTRE APOSTOLIQUE · texte numérisé non relu

XII LETTRE APOSTOLIQUE

de mourir; et, sur le conseil de sa mère, il épousa UDe très honnête jeune fille.

Mais peu après, ayant perdu sa femme et réussissant peu dans son négoce, il commença à examiner dans son esprit quel genre dévie il devait se choisir pour atteindre, Dieu aidant, cette perfection de la vertu qu'il avait aimée dès son enfance. Ayant donc mis le commerce de côté pour n'apporter aucun obstacle à l'appel divin, il régla ses affaires domestiques avec une très grande charité à l'égard de ses proches, et se donna de tout son cœur à une vie plus sainte et plus austère. Après avoir fait une confession générale de ses péchés au P. Marlinez, de la Compagnie de Jésus, avec une très vive contrition et des larmes abondantes dont la source ne tarit plus, il continua à fréquenter chaque semaine les sacrements de pénitence et d'eucharistie ; il y joignit une oraison continuelle et très fervente, des jeûnes et de très rudes et sanglantes flagellations. On rapporte qu'une nuit, tandis que son très aimant serviteur le cherchait avec de grands gémissements et d'ardents soupirs, Jésus-Christ lui apparut entouré d'un chœur nombreux de Saints illustres, parmi lesquels resplendissait le bienheureux François d'Assise ; et que François lui demanda pourquoi il versait tant de larmes. Alphonse lui répondit: Comment, pourrais-jc retenir mes larmes, sachant que j'ai tant de fois gravement offensé Dieu,alors que delêg ères offenses envers luinepew vent être expiées, même en les pleurant jusqu'àlamort?

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