DE NOTRE TRÈS SAINT PERE I1E PAPE. XITI
Averti par Dieu, il entre dans la Compagnie «le Jésus, le 31 janvier 1571, à l'àçe de quarante ans, et est reçu comme Frère coadjuteur.
Parole bien belle, tout à fait digne de ce saint et que Jésus-Christ approuva en jetant sur lui un regard plein de tendresse. Alphonse fut tellement consolé par cette céleste vision, et élevé aux plus sublimes mystères de la vie spirituelle, qu'on n'aperçut plus rien de terrestre en lui. Affections et désirs, tout était parfaitement ordonné et réglé dans son âme ; on ne peut concevoir plus de gravité dans les mœurs, plus de sainteté et plus d'union avec Dieu dans tous les exercices de la piété, pius d'attention au soin de son salut et à l'étude des vérités éternelles, Dieu ajouta à ces vertus l'éclat et l'abondance de ses dons célestes. Il est avéré, en effet, que maintes fois Alphonse a prédit des événements futurs, et que Dieu lui-même lui a montré clairement le chemin d'une vie nouvelle, ardent objet de ses désirs. Car, quoique Alphonse connut bien depuis son enfance, la Compagnie de Jésus, et lui fut attaché par un très grand amour, néanmoins il ne résolut d'y entrer qu'après en avoir reçu l'avis de Dieu dans une vision qu'il eut une certaine nuit. Il aperçut en songe une très belle colombe sur le ventre de laquelle le nom de Jésus était gravé en lettres d'argent resplendissantes. Elle se précipitait sur des bandes épaisses d'oiseaux noirs qui troublaient le