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encore peu d'instants avant de mourir. Déplus, pendant ces trois jours, le pouls ne s'affaiblit nullem tflt ; au contraire, il fut plus fort et plus vigoureux. Ceux de la maison, qui venaient le veiller, voyaient avec une extrême consolation ce siiave et saint sommeil ; car le souverain bien, dont notre Frère jouissait si pleinement, se communiquait aux assistants; on s'en apercevait à la dévotion, à la piété et aux saintes alfeetions que sa vue excitait chez tous. C'est pendant ces jours là qu'on introduisit un peintre de choix, qui ht de lui un portrait très ressemblant, comme nous le dirons bientôt.
Le Frère Alphonse demeura dans cet admirable repos et dans ce ravissement jusqu'à la fiti du trentième jour d^octobre et jusqu'au commencement du trente-unième, qui était celui de la Vigile de la Toussaint. Alors, comme le ferait quelqu'un, en entendant les Anges et les serviteurs de son bien-aimé lui crier Ecce sponsus venit, il se réveilla et laissa échapper très suavement le nom de Jésus. Au même instant, comme si elles n'eussent été que réprimées, toutes ses douleurs au côté, dans les entrailles, dans les jambes et dans tout le corps l'assaillirent à la fois. Il témoignait les sentir vivement, se plaignait d'une voix à taire pitié et répétait sans cesse ces seuls mots : «Jésus, Jésus I Ah ! Jésus, mon Jésus ! » Bientôt la poitrine se souleva et le pouls tomba. Alors tous reconnurent, à n'en plus douter, que c'était l'heure où cette sainte àme, ornée de tant de vertus, allait être transportée dans la demeure et le palais de son époux.
Les Pères et Frères présents avertirent le Supérieur et quelques autres Pères qu'ils savaient désireux d'assister à sa bienheureuse mort; mais au bruit qui fut fait, beaucoup d'autres accoururent dans la chambre du
Frère Alphonse; ils déposèrent sur lui ou lui passeront au cdu et aux mains des chapelets; ils voulaient garder ensuite <■, s objets comme reliques, à cause de la haute idée qu'ils avaient àe sa sainteté. Le Frère Alphonse lutta environ nue demi-heure contre ces violentes soufl'ranc -s et contre des suffocations. Au moment où nous finissions les prières de la recommandation de l'àme,il ouvrit les yeux, qu'il tenait ordinairement fermés, et a lora une dévote image de Jésus-Crucifié qu'il tenait dans les mains. Alors, les yeux grands ouverts, il nous recarda tous avec un regard plus clair, plus vif et plus joyeux que jama;s; puis, ramenant la vue sur son crucilix, il s'inclina pour le baiser et, en prononçant le très doux nom de Jésus, d'une voix haute et très prolongée « JE su-us ». il expira.
Nous pensâmes que la grâce de mourir dans de telles soutirances,1ut un don particulier deNotre-Seigneur et une nouvelle laveur que le Frère avait obtenue par de ferventes prières pendant son ravissement. Elle lui fut accordée, alin que celui qui. durant sa vie, avait été un si grand ami de la croix et de la mortification, qui avait tant prèch^ l'amour des souffrances et avait tant aimé et imité Jésus, expirât sur cette nouvelle croix en imitant encore son Capitaine et son .Maire Jésus crucifié. Il convenait aussi que celui qui, pendant plus dte cinquante ans et particulièrement pendant la dernière année de sa vie, avait été cloué sur la croix, ne parût pas en être descendu ; or, il en aurait été ainsi, èëmblë-t-il, s'il lût mort dans le calme et au milieu des consolations que Dieu venait de lui donner dans ce ravissement. Jésus-Christ, le vrai Dieu, quelques instances que lui lissent les pontifeset les anciens du peuple, ne voulut pas descendre de la croix, sur laquelle il s'était étendu lui-même par amour pour nous.
Le Frère Alphonse mourut très heureusement laissant tous les assistants pénétrés d'une tendre dévotion, dans de grands sentiments de piété et remplis du désir de le suivre. Son visage demeura plus beau et plus vénérable que pendant qu il vivait ; il inspirait delà dévotion à ceux qui le regardaient; son corps était aussi souple et aussi mou au toucher qu'avant sa mort. Alors, un peu avant l'heure où il avait expiré la veille, nous le déposâmes dans un caveau.
Pour notre consolation et pour accroître la dévotion de ceux qui honoraient dans leur cœur la sainteté du Frère Alphonse, Dieu Notre-Seigneur a voulu que l'on réussit à en prendre de très bons portraits. Tous en effet sont naturels et ressemblants; de sorte qu'il n'y a personne ayant connu le Frère Alphonse durant sa vie, qui ne le reconnaisse aussitôt, en voyant l'un de ces portraits. 11 est vrai qu'il y a entre eux certaines différences ; mais les uns ont été pris pendant sa vie, peu d'années avant sa mort et ceux-là sont plus bruns et plus ombrés; les yeux et les angles des yeux sont plus enflammés et comme brûlés ; alors, en elïet, par suite de l'abondance des larmes qu'il versait dans l'oraison et pendant son exercice continu delà présence de Dieu, le Frère avait les yeux, les paupières et une partie du visage très rouges. Les autres portraits furent faits pendant les trois jours que dura le ravissement ; ils sont plus blancs et plus colorés; plus vivants et très vénérables; et ils excitent grandement à la dévotion.
Le Frère Alphonse était de taille moyenne et bien proportionné. Mais, à cause de ses souffrances, de ses infirmités et de sa grande vieillesse, il y avait bien des années qu'il marchait très courbé, et qu'il traînait les pieds par suite des plaies douloureuses qu'il y avait depuis longtemps et dont il souffrait déjà lorsqu'il
était portier. On conçoit en effet que les fréquentes courses qu'il avait a faire dans cet office, le fissent beaucoup souffrir : pour lui, il se réjouissait de servir Dieu, de remplir son ottice et d'exécuter les ordres de l'obéissance en souffrant ainsi, parce qu'il avait plusde mérite.
La nuit même de sa mort, on débarrassa la chambre dans laquelle venait d'expirer le saint Frère, et on n'y laissa que son corps. Celui-ci. revêtu de sa soutane et de son manteau, fut déposé, sur des brancards et y demeura jusqu'au lendemain soir. A la pointe du jour de la vigile de la Toussaint, on sonna le crias avec la cloche du collège, comme on le fait d'ordinaire pour les Nôtres. Chose extraordinaire! bien que notre cloche ne s'entendit pas de loin, en un instant, on sut dans toute la ville que le Frère Alphonse Rodriguez était mort; aussitôt, la meilleure et la principale partie des habitants accourut, pour voir et vénérer son saint corps, et sa chambre se remplit de pieux, visiteurs, depuis le matin jusqu'à une heure de l'après-midi; alors, pour contenter la dévotion de la foule, on le transporta dans l'église. Le matin même, étaient accourus, pour le voir et lui baiser la main, Sa Seigneurie le vice-roi Dom Pedro Ramon Zalorteza. les jurés de la ville et du royaume, les magistrats, les docteurs du conseil royal, le» nobles, les chevaliers, les bourgeois, enfin un grand concours de ce qu'ily a de meilleur dans chaque conditoin. Le clergé étant le corps le plus pieux et le plus saint, se signala entre tous. Les hautes dignités ecclésiastiques, les chanoines, les recteurs (i), les docteurs, les prêtres et beaucoup deme mbres de toutes les communautés religieuses vinrent voir le saint corps ; la
t. A Majorque, on appelle facteur» le» curés da» paroisses.
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plupart se présentèrent dès le matin; de plus, ils vinrent tous e.isemble en corps et chapitre en tête, comme nous le dirons plus loin.
La sainteté du Bienheureux Alphonse était si connue ; il était l'objet d'une telle vénération que, non seulement tous, y compris les prêtres et les chanoines lui baisaient les mains, quoiqu'il fut bien connu qu'il était un simple frère coadjuteur; mais que tous faisaient toucher à son corps leurs chapelets et les lm$ès. Les inlirmes et les estropiés venaient aussi lui baiser !a main., pour obtenir de Dieu, par son intercession, la grâce de leur guérison. Yn prêtre estimable, qui était venu avec les autres, mais qui n'avait pas autant de dévotion, hésitait beaucoup à suivre leur exemple : buis démonstrations,en eftêt,lui semblaient excessives. Il avait une bonne opinion du Frère Alphonse; il le savait un religieux exemplaire ; mais il ne le croyait pas assez saint pour qu'on dût le vénérer ainsi, avec un tel concours et avec une piété si extraordinaire. Ce qui lui répugnait davantnge,était que des séculiers, des cler, -s et des religieux lui baisaient les mains. Il voyait tout le monde le faire, mais cela ne lui semblait pas" bien: d'un côté, il ne croyait pas pouvoir les imiter, de l'autre, il craignait de se singulariser. Un bon moment il lutta avec lui-même, pour savoir quel parti prendre. Il était fâché d'êire venu ; mais il ne pouvait plus sortir de la chambre. Enfin, voyant les chanoines, les docteurs, les chevaliers et tout le peuple lui baiser les mains, il résolut de faire semblant de les imiter: il sortirait ainsi sans s'être singularisé. Comme un crucifix se trouvait placé dans les m tins du saint corps, il se décida, pour sortir de sa perplexité, à baiser la croix ou le crucifix. Il s'approcha donc avec cette intention, mais au moment où il inclinait la tète pour baiser
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la croix, Dieu lui montra la dignité el la sainteté des restes île son serviteur. Le visage du Frère Alphonse lui apparut tout resplendissant de beauté et il lui souriait. Ce sourire changea en un moment tous ses sentiments et son cœur. Le Frère lui semhla en même temps revêtu d'une robe extruordinairenient riche, élince'ante de lumière et plus belle que si elle eût été d'or on de perles; il conçut aussitôt tant de dévotion pour lui que, non seulement il lui baisa aussitôt les mains, mais que, s'il l'avait pu, il lui aurait baisé bien des fois les pieds et les souliers. Il regardait déjà le Frère comme un grand saint ; aussi, ce matin-là. il ne put se déierminer à quitter la chambre un seul instant-; et. le soir, il demeura encore dans l'église lorsqu'on y eût transporté le corps et qu'on l'eût déposé sur la plate-tbrme ; plus tard, lorsque le corps eût été descendu dans un caveau, il vint y prier assidûment. Toutefois, Comme il ne pouvait demeurer toujours dans la chapelle, afin de ne rien perdre de sa dévotion, il fit peindre cette apparition et placer le tableau dans la chapelle où repose le saint Frère.
Ce qu'il y eut de mieux, fut l'amélioration de la vie et des praliques de ce bon ecclésiastique. A partir de ce jour, il s'applqua tout à fait sérieusement à l'oraison, à la lecture spirituelle et aux autres exercices de piété que, durant sa vie. le Frère Alphonse avait coutume de recommander aux prêtres fervents, qui traitaient avec lui. Le Frère lui enseigna tout d'un coup ces pratiques, lorsqu'il lui baisa les mains, et Dieu les lui imprima profondément dans le cœur pour l'honneur et pour la gloire de sa Majesté.
Une foule d'hommes accourus pour vénérer le saint corps du Frère Alphonse, remplissait le collège ; en même temps notre église était envahie par une multi-
tude de gens, surtout par des femmes, parmi lesquelles étaient les principales dames de la ville. Celles-ci ne pouvant entrer dans le lieu où reposait le Frère, firent des instances pour qu'on l'exposât au public. On prit le sage parti de dresser une estrade^à hauteur d'homme à peu près, et on la couvrit, ainsi que les gradins, d'une étoffe de laine noire. Cédant à l'empressement de la foule, nous portâmes en procession le corps du serviteur de Dieu à l'Egtise. Le cloître étaient tellement rempli de monde que nous eûmes bien de la peine à rester en bon ordre pendant le trajet. Mais quand nous fûmes entrés dans l'église, le concours du peuple fut tel que l'on n'entendait plus nos voix et qu'il n'y eut aucun moyen de continuer les chants. L'impétuosité de la foule, particulièrement celle des dames les plus considérables, qui voulaient voir le Frère et lui baiser les mains, fut si grande que la procession lut totalement troublée et entravée. Comme il ne nous était plus possible d'avancer, nous prîmes le parti de nous serrer les uns les autres tout autour du corps, et, rompant ainsi le Ilot par force, de pénétrer en bataillon serré jusque sur l'estrade. Nous en vînmes à bout, mais seulement après un temps assez long, d'autant plus que la plate-forme était élevée. Quatre Pères y demeurèrent pour garder le corps et empêcher qui que ce lût de monter les degrés. La foule se calma et. se contenta de regarder de loin le saint corps, qui reposait sur les brancards. Le catafalque était entouré d'un bon nombre de torches allumées, que des personnes pieuses avaient envoyées. Lfune de ces personnes qui avait recouvré la santé par l'intercession du Frère, en envoya quatre.
Dès que le corps fut exposé, les communautés religieuses commencèrent à le visiter ; elles vinrent pro-
cessionnellement avec leurs croix, et dans une belle et religieuse musique chantèrent des répons autour du catafalque. Tous les religieux vinrent avec nu tel esprit de charité et si grande dévotion qu'il y avait de quoi être ravi d'admiration, d'autant que c'étaient les plus âgés et les plus considérables qui manifestaient le plus d'affection et de zèle. Non seulement ils se souvenaient de ce que le saint Frère leur avait appris, en fait de dévotion et de spiritualité, pendant qu'il était portier et qu'ils étudiaient au collège ; mais encore, ils en parlaient à tous et ils se réjouissaient de ce concours de peuple et de l'approbation publique de la vertu et de la sainteté de leur Maître spirituel.
Le chapitre de la cathédrale de cette ville résolut de venir en corps avec tout le clergé, précédé des croix de procession de la cathédrale et de toutes les paroisses. L'évêque, qui était indisposé ces jours-là, apprenant la résolution du chapitre, manda à toute la musique de la cathédrale de venir et d'exécuter des chants avec accompagnement d'orgue ; il voulut suppléer ainsi à la démarche qu'il ne pouvait faire par lui-même. Le chapitre vint au complet (sans qu'il y manquât une seule tles hautes dignités, ni un chanoine) ; il était accompagné des croix de la cathédrale et des autres paroisses, et d'un chœur composé de plus de trois cents clercs. Bien qu'on n'eût tait aucune invitation, notre église était tout à fait comble ; le vice-roi, les jurés, les magistrats et toute la noblesse qui, le matin, étaient venus vénérer le saint corps, se trouvaient là de nouveau. C'est ainsi que se passa l'après-midi, jusqu'au moment où l'on commença l'office des morts pour l'enterrement.
Pendant tout le temps que le corps du Frère Alphonse demeura dans l'église, la dévotion des fidèles fut admi-
cablfi. De toutes parts, ou les voyait offrir des chapelets, des linges et des ceintures de soie, pour les donner aux. quatre Pères qui étaient de garde. Ils demandaient des morceaux du manteau et des mesures du corps du Frère qu'ils vénéraient comme un saint. Les quatre Pères, ne pouvant suffire à la dévotion et aux désirs de tous, deux Pères de l'ordre des Frères prêcheurs, personnages fort graves, fort estimés pour leur vertu et leur doctrine, et aussi très dévots au Frère Alphonse, montèrent auprès des Nôtres pour les aider à faire toucher les chapelets aux mains et au visage du serviteur de Dieu et à les ren Ire à leurs propriétaires. Le nombre des milliers de chapelets que par dévotion on fit toucher ce jour-là au corps du Frère Alphonse, comme à une relique, est incroyable ; il est difficile de concevoir la piété et les sentiments ave • lesquels cette taveur était instamment sollicitée, non seulement par le peuple, mais encore par la classe la plus considérable et la plus noble de la ville, par les chevaliers, les docteurs et les religieux. Afin que l'on voie que cet amour et cette dévotion naissaient d'un principe surnaturel et divin, nous rapporterons quelques miracles qui arrivèrent alors.
Pendant que l'on donnait les chapelets, linges, ceintures de soie pour prendre des dimensions, et autres objets à faire toucher au saint, on peut regarder comme une chose extraordinaire et miraculeuse que, sur une aussi grande multitude d'hommes et de femmes qui envoyaient de toutes parts et précipitamment des masses de chapelets (plus de huit mille, à ce que l'on; pense1), personne n'en ait échangé ou perdu un seul ; et il en fut de même pour les autres objets. Les femmes qui avaient des enfants malades ou infirmes, ne se contentaient pas d'offrir leurs chapelets ; mais elles
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tachaient d'obtenir qu'on prit leurs enfants pour leur faire toucher le corps du Frère Alphonse et baiser sa main ; car elles avaient la confiance qu'elles obtiendraient leur guérison par son intercession. Notre- Seigneuc çondescen lit au désir et à la piété de quelques unes, en leur accordant ce qu'elles deman laient.
L'une d'elles fut Françoise Saura, femme de Laurenzo Martin ; elle avait un enfant de dix. mois, qui était né avec un écoulement d'humeur au cou. Cet écoulement dura quatre mois ; alors il cessa au cou pour se porter aux yeux: ceux-ci devinrent mous et comme échaudés; ils ressemblaient à des yeux de poisson. L'enfant ne pouvait rien regarder fixement ; il ne pouvait souffrir la lumière du soleil, ni même celle d'une lampe de cuisine. L s yeux lui faisant mal, il était très agité. Ordinairement, il mettait ses petites mains sur ses yeux et pleurait jour et nuit. En même temps, il allait maigrissant de plus en plus, à la grande douleur de ses parents qui craignaient avec raison de le voir bientôt perdre la vue et peul-ètre la vie. Ils le firent voir à un médecin, qui ordonna l'application de cantharides à l'occiput, pour y faire une plaie et détourner les humeurs de ce côté. La mère n'avait pas consenti à ce que l'on appliquât ce remède violent, qui lui semblait cruel. Elle recourut à un chirurgien très connu et très habile, lequel conseilla, pour obtenir le même effet, les feuilles de certaines herbes; mais celles-ci ne donnèrent aucun bon résultat. Il y avait quatre mois que leur fils empirait, sans que l'on put trouver de remède auprès des hommes. La mère sachant que le Frère Alphonse, ou. comme elle disait, le saint de Montésion était mort, apporta avec confiance son fils Antoine Martin à 1 église, et elle sollicita instamment qu'on le prit sur la plateforme et qu'on lui fit baiser les mains et le visage du