‹ Vie admirable de saint Alphonse RodriguezChapitre 8 sur 87 · DE NOTRE TRES SAINT PERE LE PAPE. XV · texte numérisé non relu

DE NOTRE TRES SAINT PERE LE PAPE. XV

à ses compagnons étonnés et ravis. Aussi, après un court noviciat, fut-il envoyé à Majorque où, du conconsentement unanime des Pères, il prononça ses vœux simples, le 5 avril 1573, dans le collège récemment fondé par la Compagnie de Jésus sous le vocable de Notre-Dame du mont Sion. C'est là aussi qu'il prononça ses derniers vœux, l'an 1585 et qu'il passa toute sa vie dans l'office de portier, autant que ses forces le lui permirent.

Lui qui déjà avait si résolument avancé dans le sentier de la perfection et avait presque atteint la maturité de la sainteté lorsqu'il s'enrôla dans l'illustre Compagnie, ne manifesta presque rien de nouveau dans cette arène de la religion: seulement ses vertus, si profondément enracinées, commencèrent avec l'aide de la grâce divine de la vocation, à porter les plus beaux fruits.

L'humilité, la chasteté, la pauvreté, l'élude de la mortification et de l'oraison, la contemplation des choses divines, un très tendre amour envers la Mère de Dieu, une méditation profonde et continuelle de la passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ (d'où lui venait cette charité très ardente envers le prochain, ce singulier mépris du monde, et celte implacable haine de lui-même, que dut souvent modérer la prudence de ses supérieurs), brillèrent en lui avec un lel éclat qu'il y en a peu à l'avoir égalé, mémo peut-être parmi les saints.

Peu aussi peuvent lui être comparés pour l'abon-

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