LOTERIE
moi d'apporter à mes études des sentiments sincèrement religieux pour bien réussir et pour être heureux. Elle me prouva si bien que mes succès dans mes études et dans ma profession étaient étroitement liés avec la pratique franche et sincère de la religion et de la foi, qu’elle fit sur mon esprit une impression ineffaçable. Les étudiants de l’école canadienne m’en avaient souvent parlé et toujours avec éloge : ils m'ont tous dit qu'ils étaient heureux de lavoir avec eux pour faire la visite des salles, qu’elle les aidait beaucoup dans leur ministère, nsant toujours de prévenance et de politesse à leur égard, leur donnant toutes les explications qu'ils pouvaient désirer, ce qui fait qu’ils l’ont vivement regrettée, quand elle a cessé de visiter les malades avec eux. »
Les occupations si multipliées et si diverses d’un pareil office étaient luin cependant de dessécher son cœur. On l’a vu par les pieuses causeries qu’elle avait avec les sœurs. Les lignes suivantes que son cœur lui dictait dans le temps qu’elle était le plus accablée d’ouvrage le prouveront encore davantage. Cet écrit est daté du 30 avril 1861, veille du mois de Marie, dont la pensée lui inspirait de si beaux sentiments. « L’odeur suave qui s’exhale du beau mois de Marie me ravit tellement le cœur, que je sens le besoin de le soulager un peu en jetant sur le papier quelques - uns de ses sentiments. Si les désirs sont la mesure des grâces que nous recevrons dans ce mois précieux, je puis compter que je vais faire une abondante moisson; car mes désirs sont si pressants, si vastes, si étendus, que je me perds moi-même dans leur dimension. Si je désire tant de devenir sainte, ilme semble que ce n’est pas pour me satisfaire , mais uniquement pour accomplir en moi la sainte volonté de Dieu. Ce Dieu si bon veut que je sois sainte : il m’en a donné bien des preuves. D'ailleurs ma qualité de chrétienne et surtout de religieuse m'impose l'obligation étroite de parvenir à la
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