‹ Vie d'Adèle Coulombe [microforme]Chapitre 68 sur 162 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Adèle étudie et reconnaît sa vocation.

Le goût pour la vie religieuse se fit sentir dans Adèle dès ie bas âge. Elle n’en faisait point mystère; elle en parlait même à ses petites compagnes, s’entretenant avec elles du bonheur des personnes qui sont appelées à quitter le monde, et montrant en toute rencontre le désir qu’elle avait de se consacrer à Dieu. Pour l’attirer à elle, ce Dieu d’amour lui inspirait,

comme nous l'avons vu, l'horreur des plaisirs du monde, un éloignement prononcé pour le luxe et les vaines parures. « Souvent, raconte une de ses compagnes, je l'ai entendue plaindre le malheur de ces personnes qui mettent tous leurs soins à se parer et à plaire aux hommes. Pour elle, son bonheur était de s’entretenir de la brièveté de la vie et de la nécessité de se donner à Dieu dès sa jeunesse. Si nous donnions au monde nos plus belles années, disait-elle, et au bon Dieu le reste de notre vie, cette offrande ne serait pas digne de lui. »

Cet attrait qui la portait vers la vie religieuse lui

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