CHAPITRE m
<îe peines éternelles l'iniquité et le crime ' .
' « Depuis long-temps latliéogonio d'Odin » ctoit détruite dans sa patrie même, quelle «dominoit encore dans la Scandinavie, où elle »ne céda que beaucoup plus tard au christiawnisme, et seulement après avoir soutenu con- ))tre iui une lutte des plus opiniâtres. C'est de n cette contrée quelle est parvenue jusqu'à «nous, conservée dans des chants et dans des «traditions magniOques.... Dans les morceaux «les plus remarquables, surtout dans les mor- » ceaux poétiques de l'ancienne Edda^, respire "incontestablement l'esprit véritable et pur »de la théogonie du nord. Sous le rapport » poétique, cette doctrine diffère de celle des «Grecs principalement par sa grande unité, » La théogonie grecque est peut - être trop ri- »che pour pouvoir être représentée dans un «seul tableau. Si en la comparant avec celle a du nord on veut la considérer comme un » seul tout , on trouvera qu'il lui manque une a véritable fin. Chez Us Grecs , le monde des
2o8 VIF Il'ArrPLED-LE-CRAND.
i6o. De tous ces héros saxons ou du nord, les plus redoutables étoient ceux qui, montés sur des vaisseaux, couroient les mers en quête d'aventures et de butin ,
«Dieux finit par se perdre dans le monde des M humains; et la poésie , dans la prose et la «réalité. La théogonie du nord, au contraire, »se termine parfaitement par la dernière cawtastrophe qu'annoncent toutes les prophéwties. On en trouve les traits principaux dans nl'Edda. L'ensemble de cette doctrine ressemn ble à un poème, à une tragédie continuelle. » Depuis le commencement où le monde et la » terre naissent des ossements du géant étouffé » jusqu'à des temps meilleurs où l'on voit ver- » dir sur l'antique abîme le frêne sacré , Ygj»drasill , l'arbre de vie, qui étend ses raciwnes à travers toutes les profondeurs, et ses j> branches sur tout l'univers; où l'on voit «encore des héros intrépides et des génies 3> favorables triompher, dans divers combats, u de la puissance des géants et des antiques