CHAPITRE IV
claré qu'ils ne reconnoîtroient pas pour roi celui qui parîageroit son trône avec sa femme et se laisseroit mener par elle , comme avoit fait Brithrick \ En conséquence l'épouse d'Egbert et la première femme d'Adelwolf n'avoient pas porté le titre de reines , et ne s'étoient point assises sur le trône avec leur époux. On peut facilement
bien plus ancienne qu'on ne le pense généralement. )
Celte lettre si remarquable de Canute, nous a été conservée par les chroniqueurs de son siècle. Si les chroniqueurs du siècle d'Edelwolf avoient été aussi heureux à l'égard de sa correspondance de Rome avec l'Angleterre, tout porte à croire que nous j trouverions la preuve que ce péloinage dont M. de StoUberg blâme l'inopportunité, avoit également un côté tout politique. ( Note du traducteur.)
» Asser. Spelman.
234 ^iF^ d'alfred-le-grand,
s'imaginer quelles clameurs se seroient élevées à la cour de France , si la fille du roi, mariée à un roi *, n'avoit pas joui des honneurs de la royauté. A l'exemple des rois de Wessex , prédécesseurs d'Egbert , Adelwolf partagea son trône avec Judith , qui prit le Utre de reine.
11. L'absence du roi, sa mollesse, sa foiblesse et la position périlleuse où se trouvoit l'état , fournirent au jeune Adelbald son fils, à l'évéque Ealstan, à Eanwolf (ou Enulf) , gouverneur du Somersetshire et à d'autres thanes , un prétexte pour prendre une résolution en vertu de laquelle le roi devoit être contraint de remettre les rênes de l'état à Adelbald. On lui reprochoit le couronnement du petit Alfred qui avoit eu lieu à Rome et les hon-
' Gharles-le-Chauve ne fut couronné empereur à Rome par le Pape Jean VIII qu'en Jau