CHAPITRE XVII. "^Sl
rite avec laquelle il faisoit punir les mauvais juges. Voici un fragment de l'ouvrage de Horne : « Le roi ^Eifred ordeigna , « par usage perpétuel , que à deux fois » per lan , ou pluis souvent , pur mesfier , w in temps de peace se assembler à Lon- » dres pur parliamenter sur....^ »
i;r. Il me semble que c'est avec raison que Speîman et d'autres auteurs voient là l'origine du parlement anglais ; bien que sans doute alors cette assemblée ne se composât que d'évêques et de comtes, et peutêtre aussi de quelques hommes versés dans la science du droit , comme avoit été autrefois le wittenagemot des Anglo-Saxons. La nation n'étoit pas en effet assez mûre à cette époque pour une constitution telle que celle que nous admirons aujourd'hui en Angleterre. L'institution du jugement par
' Miroir des justices. Citation de Speltnaa etde Coke.
5o3 VIE D ALFRED-LE-GRAND.
jury, crée par Alfred , étoit toutefois un acheminement notable vers un pareil ordre de choses, et parce qu'elle favorisoit éminemment la liberté , et parce qu'elle appeloit les dernières classes de la société à délibérer d'égal avec les premières sur les affaires publiques.
18. Alfred possédoit à un haut degré le don si nécessaire à un roi , de savoir distinguer le mérite particulier à chacun. Un historien rapporte que dans le berger qui, aux jours de l'adversité , lui avoit accordé rhospitalité , il reconnut des dispositions si remarquables, qu'il l'engagea à se livrer à l'étude des sciences ; que Dunwulf répondit si bien à l'attente d'Alfred , que celui-ci l'éleva plus tard par degrés jusqu'à la dignité d'évêque de Winchester et qu'il avoit même coutume de le consulter sur les affaires de l'État'.
» Selon Malmesbury c'étoit un gardeur de