CHAPITRE XVII
rejette ensuite périodiquement sur les côtes d'Islande, comme si la main de la Providence les y conduisoit *.
' Des traditions qui ont tous les caractères de rauthenticitc, font présumer que l'état physique de l'Islande n'éloit pas à cette époque tel que de nos jours. Les sagas islandaises partent du vin délicieux qu'on récolle dans cette ile et des frais ombrages qu'on y trouve. Il faut donc qu'une grande catastrophe de la nature y ait eu lieu depuis, puisque c'est à peine aujourd'hui si le lichen réussit à ramper sur ce sol glacial et nu. Et qu'on ne s'imagine pas que les skaldts islandais aient usé du pouvoir qu'ont les poëtes de tout oser, pour embellir à plaisir leur patrie. Chaque jour, en ofiet, l'explorateur trouve en Islande des morceaux de bois et même desceps de vigne pétrifiés. Ce doit nous être un motif puissant de croire à la véracité de leurs récits qui contrastent si singulièrement avec l'aspect que l'Islande présente aujourd'hui. Le comte de Stolberg
396 viK d'alfrei)-i,e-gra^d.
38. Il est inconcevable que Spelman , et après lui Voltaire, aient pu croire qu'Alfred chargea cet Other d'aller à la découverte de ce fameux passage du Nord-ouest
me parott donc ici s'êti'e trop hâté de déduire des conséquences dua fait, au reste irrécusable. Ex|)liqae qui pourra cette arrivée périodique de bois sur les côtes dislande, qui n'a lieu ni sur celles de la Groenlande, ni sur celles de la Norwége ; ce quidevroit pourtant être le cas, si ce sont les courants qui, comme on ledit, jettent ces bois sur les plages islandaises. Les raisonnements des savants sur ce fait ne sont guère plus satisfaisants que sur celui de l'apparition constante et périodique de masses granitiques à la superficie du sol de la péninsule danoise et d'une grande partie du littoral de la Baltique. Dans ces contrées on seroit léduità n'employer que la brique dans les constructions, si on n'avoit pas le secours do ces blocs de granit qui servent à assurer les fondations deiî édifices et se prêtent d'ailleurs à