‹ Vie d'Alfred-le-Grand, roi d'AngleterreChapitre 189 sur 215 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

conduisait aux Indes, si souvent et toujours si inutilement cherché depuis. Assurément un projet semblable eut bien été digne d'un homme si supérieur à son siècle; mais il est de fait que jamais Other ne fut chargé par Alfred d'une telle mission , et que jamais non plus il ne songea à faire le voyage de l'Inde.

tous les usages de la pierre dans nos contrées. En vain les géologues pi*éfendront que ce sont les pluies qui, emportant à la longue la couche de humus, font apparoîlre à la superficie du sol ces blocs de granit. En effet , I0US les cinquante ans environ on est obligé, en Dancmarck, de fouiller le sol des champs à une certaine profondeur pour le débarrasser des obstacles que la charrue y rencontre. Or, depuis le temps qu'on pratique cette opération , il est évident que, si celte explication étoit vraie, il n'existeroit plus de terre végétale dans ces contrées.

Mais, pour en revenir à la marine islandai-

3(^8 ME l'alfred-le GRAJMJ.

39. Il est vraisemblable que ce furent les récits d'Other qui engagèrent Alfred à envoyer Wulfstan dans la Baltique, soit pour y étudier les mœurs de peuples alors peu connus , soit pour y établir des relations commerciales. La narration de ce voyage et de celui d'Other, ainsi qu'un petit précis de la géographie de TAllemagne , ont été écrits par Alfred lui-même , et forment un appendice à sa traduction anglo-saxonne de l'histoire d'Orosius.

40. Je ne traduirai pas cette narration, parce que les indications géographiques y

se du XII* siècle qui a provoqué cette digression, reconnoissons qu'elle étoit alors très florissante ; ajoutons même qu'une multitude de circonstances se réunissent pour faire penser quelAmérique , découverte au xv* siècle par Colomb, n'étoit pas inconnue aux navigateurs islandais du XI1^ ( ^ote du traducteur, )

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