‹ Vie d'Alfred-le-Grand, roi d'AngleterreChapitre 190 sur 215 · CHAPITRE XVII. 3(^f · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII. 3(^f

sont trop vagues pour qu'il soit facile de la suivre. Je me bornerai à dire qu'il paroit que Wulfstan, longeant la côte de la Jutlande, francliit le Catégat et le petit Belt qu'il entra dans le port de Hèta (Schleswig), d'où avant d'aller plus loin, il fit des excursions dans les différentes îles de l'archipel danois, à savoir: Langeland, Laaland, Falster, 3Ioen, Arroe , etc. 11 continua ensuite sa route, longea les côtes du Sconeg (la Scanie , qui faisoit alors partie du Daneinarck, et passa entre Buigundaland (Bornliolm ,qui avoit un roi particulier, et Blekkingfn qui dé; ondoit de la Suède. Il nomiup toute la côte d'Allemagne qui s'étetid depuis la ju>qii'à i emboucliurc fie la Yibîu! % V/r-M^a ■!;.- fl ."\ .-\' dalie.} Il ]ais>e à ^a > tt (^e GothV.,.' la St.èclf. ii î!-' d'Ebllium, iioii-aOci.ci .^.. .^ .... ..

jourd'hui, mais la Livonie, la Courlande et

ia Prusse. Il dit qu'il y a en Esthura un grand nombre de villes qui ont chacune leur roi particulier. Ces rois sont souvent en guerre les uns avec les autres. Il rapporte que dans ce pays on trouve beaucoup de miel et de poissons, que les rois et les riches boivent du lait de jument, les pauvres et les esclaves de l'hydromel ; et qu'on n'yconnoît pas l'usage de la bière. Il ajoute : « C'est la coutume chez les » Estboniens , qu'avant d'ê're brûlés , les y morts restent un mois et souvent même » deux mois, exposés dans leurs maisons, « près de leurs parents et de leurs amis. » Les corps des rois et des riches demeu- " rent exposés bien plus long-temps selon » que les défunts étoient riches; ils restent » quelquefois ainsi pendant six mois avant » d'être brûlés. Ils sont étendus par terre » dans ia maison, et pendant tout ce temps » il faut jouer et boire à l'entour. Au jour -> fixé pour les déposer sur le bûcher, on

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partage en six poi lions ce qui reste encore des effets du défunt après qu'on a ainsi joué et bu. On place ensuite ces portions à deux lieues de la ville où est le cadavre, et de telle sorte que la portion la plus considérable est la plus éloignée, et la moindre la plus rapprochée. On appelle tous ceux qui dans un espace de dix bu douze lieues ont les meilleurs chevaux, et les effe's du défunt servent de prix à une course qui a lieu entre eux. Celui dont le cheval a le mieux couru , reçoit la portion la plus éloignée, par conséquent la plus considérable ; et chacun ensuite les autres portions selon qu'il a bien couru. Ces portions demeurent leur propriété. C'est pourquoi les chevaux agiles sont étonnamment chers chez les Esthoniens. Quand les effets du défunt sont ainsi partagés , on porte son corps sur le bûcher où on le brûle avec ses armes et ses vêtements. Selon !a cou-

qOl VIE D ALFRtD-LE-GRAKD.

» tumedes Esthoniens, tous les corps morts » doivent être brûlés. Ils entrent dans une » grande fureur quand ils trouvent un » membre humain qui n'ait point été brûlé. » Ils savent produire du froid, ce qui fait n que les cadavres restent si long-temps » sans se décomposer. » L'auteur ajoute plus loin que les Esthoniens savent glacer les boissons en été comme en hiver.

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