‹ Vie d'Alfred-le-Grand, roi d'AngleterreChapitre 191 sur 215 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

Ouvrages composés par Alfred. — Ses Maximes.

le Alfred, cet homme vraiment grand, qui civilisa sa nation et fonda ses différentes institutions ; qui , au milieu du tumulte des armes, donna à ses soldats des préceptes propres à en faire à la fois de braves guerriers et de bons chrétiens *,

' nie inter stridores liluoiiim , inter fremitus armoriim j hges lulit, quibus 8ui et divino cultui et disciplinas militari assuescerent. CMalmesburv ).

4o4 VIE I» ai.fred-le-grand.

avoit non seulement élevé à l'épiscopat des hommes pieux et éclairés : mais encore, comme on vient de le voir plus haut , avoit traduit du latin en anglais la pastorale du saint Pape Grégoire-le-Grand; pour le cas où, après sa mort, l'Angleterre venant à retomber malheureusement dans la barbarie , il se trouveroit des évêques ignorant le latin. On connoit généralement le mérite de cet ouvrage marqué au sceau d'une profonde connoissance du cœur humain, et qui expose avec tant de simplicité et en même temps si complètement le grand art de gagner les araes.

1. Le livre d'Orosius, dont Alfred a également donné une traduction, contient une histoire universelle depuis la création du monde jusqu'au V* siècle, époque où vivoit Tauteur. Paulus Orosius , homme de talent et d'une grande piété, s'éto i endix d'Esppgne , où il remplissoit les fonctions

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