CHAPITRE XXIII
danoises du royaume de Mercie , ainsi que contre les envahisseurs danois appelés de Bretagne et de Normandie au secours de leurs compatriotes insurgés.
6. Si Edouard avoit hérité du courage de son père, l'amour des sciences qui le caractérisoit passa à son autre fils Adelward , qui devint très savant.
7. Adelfleda fut mariée au comte Adelred, capitaine d'Alfred et gouverneur du royaume de Mercie. A la mort de son époux , elle administra ce gouvernement avec une rare capacité , assista son frère le roi Edouard de ses conseils et de ses actions vraiment courageuses , dans la lutte qu'il eut à soutenir contre les Danois *.
' Voici ce qu'en dit un moine du xu^ siècle ( Malmesbury) : Favor civium, pavor hostium, immodici cordis fœmina. Virago potentissima multum fi'atrem j avare consiliis, in urbibus extruendis non minus valere, non discernas potio-
8. Adelgive prit le voile et devint abbesse du monastère fondé par Alfred son père à Shaftesbury.
9. Alfreda (et selon d'autres Alswitha), sœur cadette d'Alfred, épousa Baudoin-le- Hardi , comte de Flandres, fils de Baudoin Bras-de-Fer et de Judith, belle-mère d'Alfred et fille de Tempereur Charles-le- Chauve. D'Alfreda descendit Malhilde , femme de Guillaume-le-Conquérant , qui fut le fléau de l'Angleterre. C'est cependant par cette Malhilde que les souverains actuels d'Angleterre descendent d'Alfred,
re fortuna an virtute : muUer veros domesttcos proiegeret , aliénas terreret. Et une vieille chronique manuscrite : Per cujus animum frater suus Edwardus multo metius in regno actus suos dirigebat.
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