‹ Vie d'Alfred-le-Grand, roi d'AngleterreChapitre 214 sur 215 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

Appendice.

I. On dit généralement en Angleterre que dans l'acte de ses dernières volontés qui est parvenu jusqu'à nous , Alfred déclare qu'il souhaite laisser les Anglais aussi libres que leur pensée.

1. J'avoue que c'est avec plaisir que je vis cette donnée confirmée par David Hume et Emond Burke, qui l'adoptent.

3. Malheureusement mon rêve fut détruit quand j'eus sous les yeux la traducton latine de ce document anglo-saxon.

Il paroît cependant que c'est cette même traduction qui a induit en erreur Hume et même Burke. Elle jouit d'une grande autorité, puisque Cambden et l'évéque Parker, tous deux profonds explorateurs delà langue et des antiquités anglo-saxonnes, l'ont ajoutée à l'édition qu'ils ont publiée de la vie d'Alfred par Asser.

4. En me hasardant malgré moi , et seulement pour rendre hommage à la vérité, à détruire une erreur si chère à l'Angleterre et commise par des Hume et des Burke, je dois laisser parler le texte même.

5. Alfred, après avoir vers la fin de son testament assuré à certains individus et à leur descendance masculine la possession des biens qu'il a concédés, et leur retour à sa race, dans le cas où cette descendance viendroit à s'éteindre, ajoute:

6. «Et ego in nomine Domini exhortor, » et in nomine omnium sanctorum, quod

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