CHAPITRE II
prières ; peu d'inslans après , une source abondante et limpide jaillit de la montagne *. L'homme qui lui trancha la tête tomba à terre frappé de cécité. Le bourreau qui avoit brisé son glaive, périt en même temps qu'Alban ^.
' Gilclas, de Excidio Britanniae. Ep. Bedae Hist. écoles, angl. i , 7.
" Il est naturel que des incrédules refusent d'ajouter foi à de pareils miracles. Mais pourquoi des chrétiens les nieroient-ils? Écoutons à ce sujet le savant protestant anglais Collier qui florissoit dans les dernières années du xvi» siècle et qui est auteur d'une histoire de l'Église. Il s'exprime en ces termes :
«Les miracles de saint Alban sont attestés «par tant d'écrivains dignes de foi , que je ne • vois pas pourquoi on les révoqueroit en » doute. Il résulte évidemment des ouvrages » des anciens que de leur temps des miracles T> ont eu lieu dans l'Église. Il n'y a rien de B fondé à dire que Dieu n'a manifesté sa puis-
5. D'anciens auteurs anglais attestent qu'un grand nombre de ceux qui étoient présents au supplice de saint Alban , se convertirent à la Foi et se firent instruire par le prêtre qui l'avoit converti ; qu'ils se retirèrent avec lui dans le pays de Galles, où ils reçurent le sacrement de baptême au nombre de plusieurs milliers et où ils furent ensuite massacrés par les payens. Le prêtre fut lapidé ».
6. Après cette persécution , l'Église de Bretagne jouit jusqu'à l'arrivée des Anglo-
asance d'une manière surnaturelle que du «temps des apôtres. Ceux-ci n'ont point conoverti l'univers entier. Pourquoi Dieu n'au nroit-il pas également plus tard donné à ses n serviteurs d'irrécusables preuves de sa mis- » sion ? Pourquoi rejeter les miracles de saint » Alban , quand la situation où il se trouvoît »étoit assurément bien digne d'une interven- » tion surnaturelle ?. .. . »
' Harpsfîeld.Thom. Rudburn. Matth. Paris.