CHAPITRE III
golfe de Flensbourg jusqu'à celui de Schleswig.
6. L'assemblée envoya des députés aux nouveaux venus à l'effet de leur demander quel avoit été le but de leur voyage.
Hengst et Horst répondirent que, selon l'usage des nations du nord , l'excès de population les avoit forcés à quitter leur patrie avec les guerriers qu'ils conduisoient. Hengst et Horst se vantoient d'être petits-fils d'Odin ou Wodan; et il est possible qu'ils en descendissent véritablement.
7. Quelque foible que fut le nombre de ces étrangers arrivés sur trois navires * ,
' Toutes les traditioQS s'accordent à dire qu'ils arrivèrent sur trois navires , appelés Clùuies par quelques auteurs , nom dont on retrouve la filiation dans le vieux mot anglais Keyle, dans le mot Gœlie du bas-saxon, et dans le mot danois Jolie, aujourd'hui encore usité.
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ils poiivolent toujours jeter un poids dans la balance , soit qu'ils prissent parti avec les Bretons contre leurs ennemis , soit qu'ils s'unissent à ceux-ci contre ceux-là. Il fut en conséquence résolu dans l'assemblée qu'on s'assuroit de leur assistance. On conclut avec eux un traité aux termes duquel ils s'engagèrent, moyennant la nourriture et l'habillement et probablement aussi une part dans le butin, à marcher avec les Bretons contre les Pietés et les Scots.
8. On rapporte que dans un festin qu'il donna à Vortigern et aux puissants du
Tous signifient de petites embarcations. Cependant Bède rapporte que les trois navires étoient des naves longœ (bâtiments de guerre). Je ne sais où Hume et Burke ont vu que le nombre des Saxons débarqués fût , au dire du premier, de i5oo; et, au dire du second, de 1600.