‹ Vie d'Alfred-le-Grand, roi d'AngleterreChapitre 8 sur 215 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

adoroient un être unique, éternel, inconnu à la mythologie des Grecs. Tous deux enseignoieut l'imniortalité de l'ame, mais défiguroient cette belle doctrine par les rêveries de la transmigration des âmes. Tous deux enseignoient la destruchon du globe par le feu et ses renouvellements périodiques; tous deux se vantoient d'entretenir un commerce particulier avec les dieux, et se méloient de prédictions et de magie. Tous deux avoient une langue et une écriture différentes de la langue et de l'écriture des j^rofanes ; tous deux faiioient apprendre à leurs disciples un grand nombre de vers; tous deux remplissoient exclusivement les fonctions du culte et offroient à leurs idoles un. grand nombre de sacrifices humains ^ Tous^ deux praîi-

' « Sacrifices humains. » On ne sauroit tirer des conséquences bien étendues de cet accord des deux ordres dans la piatique de celle cruauté, parce qu'elle éloit conimuue à

lO ^It D ALFREn-LE-GRAMJ.

quoieDt Tart de guérir; tous deux étoicnt les coDser valeurs et les exécuteurs de la loi ; tous deux se distinguoient par leur baguette mvîtique, par la blancheur de leurs vêtements, en général par leur prédilection pour la couleur blancLe, (de là les chevaux biancà sacrés qui chez les Germains annoncoicnt Tavenir. Tous deux élevoient des temples immenses, dont la construction par la rondeur de l'ensemble comme en Perse dans les temples de Mithra) se rapportoit au soleil, et dont le sanctuaire de forme ovale se rapportoit nu globe terrestre, c'est-a-dire au chaos d'où est sorti le monde ^ . Dans les débris de temples de Druides qui existent en Angleterre, l'entrée regarde le nord-ouest, parce que c'est de ce point de TLorizon que s'élève le so-

prcsqae toutes lcf> re'igioas païennes, dan?, tuoles les parties da monde.

- Vo\ez Thomas Maurice^ Indian Antiqai-

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