‹ Vie d'Alfred-le-Grand, roi d'AngleterreChapitre 84 sur 215 · CHAPITRE iir. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE iir. l

les parties septentrionales d'Angleterre ) , refusoient les donations beaucoup plus souvent qu'ils ne les acceptoient. Ceux qui se consacroient à la vie contemplative , choisissoient des terrains déserts, arides, qu'ils cultivoient de leurs propres mains

mieux ; une religion nouvelle , sous la dénomination bizarre de religion du progrès, s'établit sous nos yeux en ce moment à Paris. Elle a ses pspes, ses cardinaux, ses prêtres ; grandes innovations , véritable progrès , comme on voit. Et les docteurs de la religiou nouvelle n'ont encore rien imaginé de mieux, pour améliorer la race humaine et la faire progresser, que de prêcher la vie coopérative et Tabsence de toute pi-opriété individuelle. Alors, que deviennent ces pages passionnées, ces éloquentes déclannations écrites contre de pauvres religieux dont le crime, après tout, est d'avoir pressenti , il y a treize ou quatorze cents ans, le dogme fondamental de la science nouvelle , de la religion du progrés ? {Note du traducteur.)

l64 VIE UALFREU-LE- GRAND.

et qu'à force de sueurs ils parvenoient à fertiliser. Presque partout en effet les moines apprirent aux habitants à cultiver la terre. «. Il étoit tout-à-fait nécessaire , dit » Burke , de séparer certains hommes ij d'une société grossière et sauvage, et de » placer entre eux et le reste des hommes » un mur d'éternelle séparation , afin de les » rendre propres à étudier et à pratiquer » les arts et les sciences. Voilà pourquoi » nous voyons partout dans les institu- M tions créées par chaque peuple pour la >j propagation des connoissances , qu'on » isola et sépara de la foule du vulgaire » ceux qui se consacrèrent à ces ef- » forts '. »

Qu'il me soit permis d'ajouter à ces sages paroles du publiciste anglais , que si l'étude approfondie des sciences humaines

' Edm. Burke, Abridgmeut of the engl.

hist.

Page 1