CHAPITRE III
ment fini par succomber scus les attaques des Danois, si Dieu n'avoil pas suscité un homme tfl qu'Alfred.
I20. Après la mort de Coinwalch , roi de Wessex , sa veuve Saxeburga gouverna l'état avec autant d'énergie que de sagesse. Elle mourut , selon les uns ^ , après deux années de règne ; selon les autres, elle fut
saint Benoît furent obligés dy attirer des GvTules un grand nombre de maçons.
Les Anglo-Saxons ne savoient manier que le fer ; l'arl de fabriquer des armes offensives et défensives avoit seul du prix à leurs jeux ; et la charge de premier forgeron éloit une des dignités les plus importantes de la cour de leurs rois.
Celte ignorance et cette grossièreté ne tardèrent pas cependant à diminuer sensiblement à mesure que le rhristianisme étendit davantage ses pacifiques conquêtes parmi les Saxons. (^Noie du traducteur.)
' Voyez Hume.
l86 VIR D*ALFRED-LE-GRAND.
détrônée par les grands dont l'orgueil étoit impatient du joug d'une femme.
121. Ceadwalla , son troisième successeur, montra du goût pour la guerre et fut heureux dans ses entreprises. Ina , prince du sang royal, monta sur le trône après lui. C'est un des plus grands princes qu'aient eus les Anglo-Saxons. La sagesse de ses lois, son courage et son habileté dans la guerre, et son humanité après la victoire, l'ont rendu célèbre.
1912. Dans une guerre qu'il entreprit contre les Bretons , il conquit la province de Soramerset. Il laissa les indigènes en possession de leurs terres, encouragea les mariages entre eux et les Saxons , et gouverna les uns et les autres d'après les mêmes lois. Après trente-sept ans d'un règne aussi bienfaisant que brillant , il fit un pèlerinage à Rome, où il mourut après avoir fondé une école pour les jeunes Saxons qui