‹ Vie d'Anne Catherine EmmerichChapitre 11 sur 49 · XIV PRÉFACE ET INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE ET INTRODUCTION

dont les fruits doivent profiter à autrui, il s'agit de s'exposer personnellement à un danger déterminé menaçant le corps ou l'âme; il s'agit de prendre complètement sur soi un mal, une maladie, une attaque ou une tentation, ce qui exige, de la part de celui qui se substitue le combat réel et la victoire complète au profit de ceux desquels il a détourné le danger ou le mal. Un des exemples les plus grandioses et les plus frappants de ce combat à la place d'autrui se trouve dans l'action de Judith qui alla au-devant d'Holopherne et de ses bordes pour empêcher la profanation du sanctuaire et l'opprobre du peuple de Dieu.

Même quand chez certains de ces privilégiés, il peut sembler que la prière est leur tâche unique ou principale, ce n'est pourtant pas d'une manière exclusive, car le martyre de la pénitence accomplie par l'innocent est précisément ce qui fait que la prière est surabondamment exaucée et obtient pour TEglise de si riches bénédictions. La tâche d'expier et celle de combattre ne sont jamais séparées Tune de l'autre et toutes deux, comme celle de prier, se rencontrent avec une étendue vraiment surprenante dans la vie de la sœur Eramerich. Elle y fut préparée par Dieu dès sa plus tendre enfance; bien plus, le commerce avec son ange gardien, Tintuilion d'un autre monde, en un mot le don de contemplation commencèrent pour elle dès le premier jour de savie, afin qu'aucun instant de la courte durée de son existence ne restât inutile. Trois grands maux faisaient courir des dangers terribles à l'Eglise à l'époque où vécut Anine Catherine ; savoir, la profanation de toutes leschoses saintes,les fausses doctrinesetlacorruptiondes mœurs; elle leur fut opposée par Dieu pour lescombaltre sans relâche parla prière, par l'expiation et par des luttes incessantes, et pour venir au secours de l'Eglise livrée pour ainsi dire sans défense à ces ennemis.

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