X PREFACE
avant de lui devenir infidèle, ceux de Bayard, de CbabanneSj de Gouffier, de Gramont, de du Prat, de Rohan, de Tournon, de la Trémoille et quelques autres encore, la guerre aura perdu ses héros, la diplomatie et l'administration seront sans habileté et sans triomphe; le Roi, malgré sa valeur chevaleresque, après avoir été un Roi captif, sera peut-être un Roi détrôné. Nonobstant ses mérites réels il peut réduire la France au rang où elle tombait sous les derniers Mérovingiens, il peut descendre lui-même de sa sublime hauteur à la décadence profonde de ces Rois fainéants.
Environné de son cortège de princes, de généraux, de ministres, d'ambassadeurs, et servi par leurs dévouements, François Ier, grand par luimême et grandi par eux, fort de sa puissance et fortifié par leurs talents et par leur zèle, se place avec la supériorité de son trône, de son caractère et de ses soutiens parmi les pins illustres souverains de son temps, dont il arrête les ambitions et déjoue les calculs. 11 protège les Médicis et les souverains pontifes. LéonX et Clément VII, l'un à Marseille, l'autre à Bologne, recherchent