‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 10 sur 233 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

son géaéral favwi^ Parménioii) retnportaH une vietoire rar le» Illyriens^ ses rivaux en Grè6e ; la ville grecque de Potidée se rendait à ses armes; il remportait le prix de la course des chevaux aux jeux Olympiques; et enfin il lui naissait un fib tant désiré pour hériter de tant de fortune et de tant de gloiro!

L'enfance ^'Alexandre fut la promesse de sa irie. Il y eut de la grandeur jusque dans sa pué-^ rilité* Philippe et Olympias épièt*ent les premières lueurs de sa yive intelligence pour la di^ rîger non-seulement vers la gloire^ mais vers la vertu ^ gloire intérieure qui ^suffit à elle-même et qui se, nourrit de sa propre substance. Ils lui donnèrent pour gouverneur de son éducation un vieillard^ parent d'Olympias^ nomnîé Léonida^^ et pour instituieur des premiers éléments des lettres un professeur d'Âcarnanie^ Lysimaque. Léonidas était chargé de former le caractère ; Lysimaque^ d'enseigner Tesprit. L'un et Tautre étaient propres à leurs fonctions diverses , I^o-

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nidas par sa vertu^ Lysimaque pas sa science : le premier^ homme supérieur en grandeur d'action et dépensée; le second, homme secondaire^ mais doué du don spécial d'exciter Tappétit de savoir

dans ses élèves.

Ces deux maîtres auraient pu suffire pour élever un grand prince à la Macédoine; mais Philippe voulait élever dans son fils un maître à la Grèce ^ et peut-être au monde. Il fallait faire d'Alexandre un Grec plus qu'un Macédonien. La Grèce commençait à chanceler dans sa puissance sous les assauts répétés de Philippe , mais elle était encore et elle devait être longtemps le foyer de l'intelligence^ de la civilisation et delà gloire humaine. On pouvait être puissant sans elle, on ne pouvait être populaire et immortel qu'en lui empruntant son génie et sa renommée.

Aussi Philippe , par une politique qu'on n'a pas assez admirée^ voulut-il faire pour ainsi dire à la Grèce hommage de son fils, sûr de flatter ainsi la nation qu'il voulait enchaîner plus tard à sa maison. 11 chercha à donner à son fils non plus un maître dans l'art de la guerre ou un maître dans l'art des lettres^ mais un maître dans l'art de vivre, d'agir et de penser; et il chercha

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