‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 109 sur 233 · LIVRE T. S · texte numérisé non relu

LIVRE T. S

montagnes. On dit qu'un roi de Syrie ^ régnant en Babylone^ fit bâtir ces sttperbes jardins^ vaincu par Tamonr et par les prières de sa femme^ laquelle^ aimant passionnément les bois et les délices de la campagne^ voulut jouir dans la ville du plaisir des champs^ et lui persuada d'imiter^ par un si rare artifice^ les beautés de la nature. »

L'orgueil^ le repos ^ k luxe, la corruption asiatique des moeurs nou^ellesi altérèrent promptement la discipline des soldata et des chefs dans une armée jusque-là plus occupée de combattre et de marcher que, de vaÎBcre. Àleiandre aurait voulu Tarracher pli^ promptement à ces.siéductions et à ces amoltisse* ments de la victoire; mais sodi armée elle*-méme s'était diminuée en combattant y en marchant^ en laissant des détachements sur saroute^ pour se lier toujours avec une base d'opératk>nfi aussi lointaine que la Syrie, TÉgypte et 1 lonie* 1} fut obligé d'attendre à Babylone les nombreux

renforts qu'il appelait sans cesse de la Grèce ou des pays conquis. La Macédoine seule^ par les soins de sa mère Olympias et de son ministre Antipater^ lui envoyait jusqu'à Babylone une nouvelle armée capable de recruter ou de remplacer la première. Cette armée , commandée par Âmynthas, le rejoignit à Babylone; elle était composée de six mille Macédoniens^ infan*

terie exercée aux manoeuvres de la phalange y

d'un corps de cavalerie thessalienne ^ et de Thraces belliqueux^ effroi delà Grèce et de l'Asie. Amynthas^ comme s'il avait eu le secret d'A lexandre sur ses projets d'empire macédonien en Perse, amenait de plus à son maître cinquante jeunes gens des premières familles dePella, destinés à lui servir à la fois de pages et de gardes dans les palais de l'Asie.

« Ce sont ceux^ disent Quinte-Curce et Pluc tarque, qui le servaient à table, qui lui meôTnaient ses chevaux quand il allait en camic pagne y qui le suivaient dans ses chasses, et qui c montaient la garde de jour et de nuit à la porte « de sa chambre ou de sa tente. » — On voit que le Macédonien accoutumait déjà peu à peu ses sauvages soldats à tolérer autour de lui les

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