LIVRE X
semblanoe et sans aucune critique plus tard à Alexandre. N'avons-nous pas tu de nos jours les iacendieset les pillages de Mosoou attribués par des historiens de partie Napoléon et à son armée, dont ces flammesetces dévastations détraisatent: les espérances ?
Quoi qu'ilensoit, ces Grecssdnèrentet haran* gaèrentpathétiquement leurs compatriotes, maîtres aujourd'hui de cette Perse où ils subissaient depuis tantd'anoées une si cmeile captivité. Les uns demandaient à retourner dans leur pays et dans leur famille; les antres, d^gurés par les supplices ou mutilés dans leurs membres, suppliaient le roi de leur assigner un territoire loin de la Grèce, où ils pourraient vivre sans être exposés à la honte et à la douleur d'être méconnus par leurs proches. On ne peut révoquer en doute Tétat d'anarchie où était Persépolis quand on voit les autorités de la ville souffrir qu'une pareille horde de Grecs mutilés par les Persans vinssent étaler ainsi en corps levrs misères et le crime de la Perse devatit ^exandre et son armée. C'était provoquer la vengeance là où on ne pouvait rien attendre que la pitié ; c'était même rendre la magnanimité impossible
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à Alexandre; car comment ce vengenr armé de la Grèce pourrait-il pardonner devant une armée grecque aux barbares mutilateurs de ces enfants de la Grèce? Les historiens nous paraissent avoir complètement méconnu on négligé ces explications de la conduite d'Alexandre et ces embarras de sa situation à Persépolis. Ils lui attribuent là des démences qui ne furent évidemment que des pressions de son armée sur son caractère et d'inévitables concessions au parti grec dans Persépolis et dans son propre camp.
Le devoir de l'histoire, quan>l elle rencontre le crime^ est d'accuser; mais avant d'accuser il faut comprendre. NiPlutarque^ ni Quinte-Curce^ ni Justin , ni Arrien lui-même ne nous semblent avoir compris les événements de Persépolis.
«c Allez, dit Alexandre^ en essuyant quelques * « larmes^ à ces malheureux; j'ai ordonné « qu'on vous préparât des moyens de transie port pour rentrer dans votre patrie et qu'on <c distribuât à chacun de vous une indemnité « de mille pièces de monnaie. Quand vous sete rez de retour en Grèce je veillerai à ce que c< vous soyez aussi heureux et aussi respectés « que votre triste condition le comporte! »