LIVRE VI
de la guerre, et les scélérats, chargés d'ane jMToie acquise par le plus grand de tous les crimes, prirent la fuite* Artabaze, accompagné de ceux qui demeuraient dans Tobéissance et des bandes grecques, tira vers la Parthiène, ne se tenant nulle part si mal assuré qu'avec les parricides. Les Perses, comblés des promesses de Bessus et ne sachant d'ailleurs à qui se donner, prirent le parti desBactriens et les rejoignirent en trois jours. Toutefois, afin qu'on ne dit pas qu'on ne portât point honneur au roi, ils le lièrent avec des chaînes d'or, la fortune s'avisant toujours de quelque nouvelle invention pour se jouer de ce prince et ajouter la risée à sa calamité . Et, de peur qu'il ne fût reconnu aux marques royalas, ils avaient couvert le chariot de vilaines peaux, et le faisaient mener par des gens qui ne le connaissaient point, afin qu'ils ne le pussent enseigner a ceux qui le demanderaient. Quelques gardes le suivaient seulement de loin. » Alexandre, ayant su que Darius était parti d'Ecbatane, laissa la route de la Médie, qu'il avait suivie jusqu'alors, et se mit à le poursuivre vivement. Étant arrivé à la ville de Tabas, aux extrémités de la Parétacène , il apprit de quel-
comme pour un suprême adi^ ses larmes en le congédiant. ^
avec une courageuse ràarJ lui-même la mort^ V^ji t^
crime et un remords f \
meurtre d'un ^oi BfAi 1 ^ ^ ^ eunuques se prér/ / ^ j; ?
conjurer d'épa^v'/ If f
bras , ils lui / / z n/^e de
glots et lair / .aonnéouassas-
bruit se ré ^ ^iersonne git le comble
lui-méir .uns-nou8 ! un si grand butin
teurs, iiotre diligence. » Tous ensemble
sa c» * à crier « qu'ils sont prêts à le suivre
vi' il ne leur épai^ne ni fatigue ni péril. » il t rf mène donc , non pas en gens de guerre qui marchent, mais en courant ^ sans leur donner de relâche ni jour ni nuit; de sorte que, s'étantavancés de cinq cents stades, ils étaient arrivés au bourg où Bessus avait arrêté Darius.
On y prit son truchement, nommé Melon , qui n'avait pu le suivre, à cause qu'il était demeuré malade, et, se trouvant surpris par la vitesse d'Alexandre, il feignit de n'être resté là que pour se donner à lui. Il s'informa de tout ce qui s'était