‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 132 sur 233 · LIVRE VL · texte numérisé non relu

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4.prè8 un si grand travail il se fallait w^ M y cependant y pour ne point de*

?nforça les six mille chevaux ^ 4éjè, de trois cents hommes

C ^ "^ le lieu et Toccasion le

^- ^ it à pied. Comme il

* Mythracëne, détes*

.9 le vinrent trouver^ et . les Perses n'étaient qu'à cinq .0 de là par le chemin ordinaire^ mais .4:5 en montreraient un plus court.

<c. Le roi fut bien aise de leur venue ^ et^ dès le même soir^ conduit par ses guides, se mit en chemin avec quelques troupes de cavalerie armées à la légère , commandant à sa phalange de le suivre le plus vite qu'elle pourrait. Pour lui , marchant en ordre de bataille ^ il modérait leur course, de sorte que les premiers se pou* valent joindre aux derniers. S'étant avancé de trois cents stades , il trouva Brocubélus, fils de Mazée , jadis gouverneur de Syrie , qui , se veinant rendre à lui , l'assura que Bessus n'était plus qu'à deux cents stades de là, et que son ar* ^ée, ne se doutant de rien , marchait en désor-

▼tE D*ALEV ANDRE LB GBAND. — T. If. 3

dre ; qu'il semblait qu'il voulût prendre la nnite d'Hyrcanie^ maisque^ is'il se kitait, il le surprendrait in&illibleaient , et qu'au reste Darius vivait enoore. Ce forent autant d'aiguillons à ce prince pour l'exciter encore davantage à la pour* suite ; si bien que^ s'étant mis k piquer^ ils s'y en vont à toute bridbe. Ils oyaient déjà le bruit que les enneons faisai^it dans leur marche ; mais la poussière , comme une épaisse nnée , les empêchant de les voir^ on fut contraint de &ire halte jusqu'à ce qu'elle fût abaissée. Enfin ils furent vus des Barbares^ et ils les virent aussi qui se retiraient^ qiroique la partie n'eût pas été égale si Bessuft eût en autant <le courage et de résdiution pow le combat que pour le parricide; car les ennemis les surpassaimit en nombre et en forces^ ovtre qu'étant frais ils eussent eu à faire à des gens harassés ; mais le nom et la réputation des chefis , qui, à la guerre^ importe plus que tout , les étonna de telle sorte qu'ilsse mirent en fuite.

a Bessus et ses complices^ ayant atteint Da^ rius^ l'exhortèrent à monter à cheval et à se sauver des mains de son ennemi. 11 leur répondit « que les dieux étaient près de le venger^ »

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et, implorant h justice d'Alexandre^ il refusa de snivreles parricides; oe qni enflamma ieUraoent la colère de ces traîtres qu'ils lanceat lenrs dards contre Ini et le laissent couvert de blessures. Ils tirèrent aussi sur les chevaux qni trainaient la charrette^ afin qu'ils ne pussent aller plus avant ^ et -tuèrent deux esclaves qui accompagnaient le roi. Après un si beau cheM'œuvre ils se séparèrent , pour confondre les traces de leur fuite , Narbarane tirant vers THyrcanie et Bessus vers la Bactriane^ suivis de peu de gens de cheval. Les Barbares^ destitués de ehefs^ se dispersèrent ^ et là^ selon que la peur ou Tespérance les guidait. Il n'y eut que cinq cents chevaux qui se rallièrent, incertains s'ils devaient combattre ou fuir.

c Alexandre , ayant reconnu que les ennemis s'ébranlaient ^ fit avancer Nicanor avec quelque cavalerie pour les couper et se mit à les charger avec le reste. H y en eut près de trois mille qui, voulant faire tête, furent taillés en pièces. On chassait les autres comme des troupeaux de bêtes, le roi ayant commandé qu'on ne tuât plus. Pas un de ceux que l'on prenait n'eût su dire des nouvelles de Darius. On s'en enquérait eu*

rieusement; on visitait les chariots; il ne paraissait aucun vestige de sa fuite. Alexandre s'était tellement hâlé qu'à peine y eut-il trois mille chevaux qui le purent suivre , de sorte que les troupes entières des fuyards tombaient entre les mains de ceux qui venaient plus lentement. On aura peine à le croire : il y avait plus de prisonniers que de preneurs , et la peur et la mau* vaise fortune avaient tellement troublé le sens à ces Barbares qu'ils ne s'apercevaient ni de la multitude des leurs ^ ni du petit nombre des ennemis. Cependant les cavales qui tiraient la charrette de Darius s'en allant à Tabandon, s'étalent écartées du grand chemin , eX, après avoir fait quatre stades à l'aventure , outrées du chaud et de la douleur de leurs plaies^ s'étaient arrêtées dans un vallon. Il y avait assez prèsde là une fontaine où Polystrate , Macédonien , pressé de la soif^ fut adressé par ceux du pays. Et^ comme il buvait de l'eau qu'il avait puisée avec son casque^ il vit des chevaux rendant les abois ^ qui avaient des traits fichés dans le corps. Il s'étonna de ce qu'on ne les avait pas plutèt emmenés que de les tuer de cette sorte. Et^ s'approchant de plus près , il trouva^ dans un vilain chariot

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