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On voit^ par la lecture des écrivains persans originaux et des historiens orientaux de cette époque ^ que les Perses ne le considéraient déjà plus cooMQQie un envahisseur étranger^ mais comme un héritier divin de Darius^ naturalisé persan par des prodiges y et chef incomparable et irrésistible d'une dynastie nouvelle venue du Nord . Il n'y a pas dans tous ces historiens.ou dans tous ces poètes un seul mot qui proteste au nom de la nationalité persane contre Alexandre. Au contraire^ ils semblent fiers de compter ce conquérant presque surnaturel au premier rang de leurs fondateurs de dynastie. Ses exploits et sa mémoire semUent les exploits et la mémoire héroïque des Perses.
Ce fut sans doute ce désir de regagner du temps sur ses soldats et d'éblouir la Perse par des victoires nouvelles au profit de Tempire^ et de fondre ensemble par une cohabitation plus IHTolongée les différents éléments de son armée^ ^oédoniens, Grecs, Perses, qu'Alexandre entre-
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prit gratuitement la guerre d'Hyrcanie et la guerre plus lointaine encore contre les Scythes. Les Hyrcaniens étaient ces peuplades reculées qui habitaient^ derrière les défilés ou les pyles Caspiennes^ les montagnes qui encadrent la mer Caspienne^ du côté du midi. Les Scythes^ aujourd'hui les Russes^ étaient cette grande nation déjà répandue sur les deux rives asiatiques et européennes de la mer Noire. Peuples jeunes^ de mœurs saines^ pasteurs > belliqueux^ qui tantôt faisaient des incursions surl'Hyrcanie et la Perse, et plus souvent fournissaient les plus utiles auxiliaires aux armées du grand roi.
Ârrien décrit succinctement selon son style , mais très-clairement^ les campagnes d'Hyrcanie. <K Prenant ensuite^ dit-il, les troupes laissées en arrière, Alexandre marche vers THyrcanie, située à gauche du chemin qui conduit dans la Bactriane. Ce pays en est séparé par de hautes montagnes couvertes de bois, et s'étend à Topposite jusqu'aux bords de la mer Caspienne. Avide de subjuguer les Parthes , plus encore de poursuivre les Grecs stipendiaires de Darius, qu'on lui dit être réfugiés dans leurs montagnes, Alexandre divise son armée en trois corps, prend