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avec lui le plus nombreux et le plus légèrement armé^ et marche par les routes les plus courtes et les plus difficiles. Il envoie Cratérus contre les Tapuriens avec sa troupe^ celle d'Amyntas. quelques chevaux et quelques archers ; Érigyus doit conduire les étrangers^ le reste de la cavalerieet de toute l'armée , les chariots et les bagages^ par le chemin plat^ qui était le plus long.
< Alexandre franchit les premières hauteurs; il y campe. Prenant ensuite les hypaspistes, l'élite de la phalange, macédonienne et quelques archers^ il aborde le passage le plus difficile^ laissant derrière lui des gardes partout où il craignait que sa suite ne fût inquiétée par les Barbares des montagnes. 11 passe les défilés avec ses archers et campe dans la plaine aux bords d'une petite rivière .
« Là Narbazanes^ chiliarque^ Phradapherne , satrape desParthes et de THyrcanie^ et quelques Perses, les premiers de la cour de Darius, viennent trouver Alexandre et se soumettre. Il demeura campé quatre jours dans cet endroit^ où tous ceux de sa suite le rejoignent sans avoir été inquiétés, sinon les Argiens de Tarrière-garde ; mais ils repoussèrent facilement à coup de traits
ao VIE D'AL^XANDUE LE GRAND.
les Barbares qui étaient venas foodrè sur eax. (c Alexandre pénètre dans f Hyrcanîe et marche vers Zadracarte. Cratérus y arrive presque en même temps ^ sans avoir joint les Grecs à la solde de Darhis ; mais il a soumit par forée on par composition toat le pays qu'il a parcour». Érigyns se réunit à eux avec tout le bagage. Bientôt Artabaze avec ses trois fils^ Cophéne , Âribarzanes et Arsame; se rendent près d'Alexandre, suivis d'une députation des Grecs de leur partie et d'Autopbradates^ satrape des Tapuriens. Alexandre conserve ce dernier dans sa place/ accueille avec honneur Artabaze et ses enfiints, par égard pour leur dignité et leur fidélité envers Darius. Il répondit aux députés grecs^ demandant à être reçus dans son parti , qu'il ne traiterait point avec eux ; qu'ils avaient violé indignensent la loi de leur patrie qui défendait aux Grecs de prendre parti contre les Grecs pour des Barbares; qu'ils n'avaient qu'à se rendre à discrétion ou songer à leur salut. Us se soumirent à discré* tion en demandant qu'il envoyât vers eux un de ses chefs ^ auquel ils se rendraient. Ils étaient environ au nombre de quinze cents. Alexandre leur envoya Andronique et Artabaze.