‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 137 sur 233 · UVRE VI · texte numérisé non relu

UVRE VI

« Âtexandre coort vers les Mardes, ayant avec luileshypaspist^^ les hommes d€ traits^ les ArgieDS^ lecorpsdeGœottset d'Amyatas^ les archers à cheval et la moitié de la cavalerie des hétaires.

« Il fit un grand Hombre de prisoaniers dans ses courses , et tua la plus grande partie de ôeux qui en appelèrent aux armes.

<E Nul guerrier avant Alexandre n'avait pénétré chez les Mardes , que semblaient défendre la difficulté des lieux et la pauvreté qui ajoutait encore à leur courage. Le conquérant avait déjà traversé leur pays qu'ils ne soupçonnaient pas encore sa marche ; ils furent dé/aits aussitôt que surpris. Plusieurs se retirèrent dans les montagnes d'un accès difficile et escarpé ; mais, Alexandre les ayant atteints dans cet asile qu'ils croyaient inaccessible^ ils lui envoy^entdes députés pour se rendjfe sous ses 1<hs avec toute leur province.

< Il les rangea sous le gouvernement d'Autophradates^ satrape desTapuriens. De retour dans son camp , il trouva les Grecs a la solde de Darius^ qui s'y étaient rendus^ et au nombre des* quels étaient Callistratides , Pausippus , Monime et Anomante^ députés vers Darius par les Lacédémoniens, et Dropidès, parles Athéniens.. 11 les

retint prisonniers^ renvoya en liberté les députés de Sinope^ dont les intérêts étaient separés de ceux de la Grèce , et qui^ sonmis à Tempire des Perses y avaient rempli leur devoir en dépotant vers leur souverain. Il mit aussi en liberté les Grecs au service de Darius avant la déclaration de guerre , et le député des Carthaginois Héraclide.

<c II retint le reste des Grecs à son service^ aux conditions qu^is avaient obtenues de Darius. Il leur donna pour chef Andronique, qui les avait amenés* On approuva la politique qui leur conserva la vie.

ff II pousse ensuite vers Zadracarte , capitale de THyrcanie, s'y arrête quinze jours, qu'il emploie aux sacrifices , aux jeux gymniques, et se dirige vers les Parthes.

Qc II touche au territoire des Arriens, à Susia, une de leurs villes. Le satrape de la contrée, Satibarzanes, vient le trouver; Alexandre lui rend son gouvernement, en lui adjoignant Anaxippe, un des hétaires , avec quarante archers à cheval, pour protéger le pays des Arriens contre les insultes de l'armée qui le traverse. 2>

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