‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 151 sur 233 · LIVRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE VI

a dit-îi^ et de sévir sans que le chAttinefit soît a pi-évu* Je vom ai choisi. Tromperez-vous nia <i coafiance? Vos deux frères vont* rester ici a entre mes mains; ils me répondront de votre a silence et de votre main. 411ez en Médie^ fei- « gner d'être porteur de lettres de moi et de a Philotas à Parménion , abordes*le à la faveur « de ces lettres sans éveiller les soupçons de « Farinée^ et qu'il ait cessé de vivre avant que «c aes soldats puissent se soulever pour le dé- « fendre. »

Malgré Tantique amitié et l'odieuse apparence de trahison , Polydamus^ trop tremblant sur le sort de ses frères pour repousser une telle confidence^ jura au roi qu'il se dévouait à sa sûreté^ même aux dépens de son honneur. Il se revêtit du costume d'un Arabe y et^ montant sur un de ces rapides dromadaires qui devancent les coursiers mêmes du désert'^ il traversa en neuf jours l'espace compris entre la Bactriane et la Médie^ et traversa^ sans qu'on soupçonnât qu'il fût un qiessager de niort^ le camp des Macédoniens et de Parménion. Arrien ajoute que Polydamus avait été chargé par le roi de remettre d'abord des lettres cachetées à Cléandre, à Sitalcès, à Ménides,

généraux sous les ordres de Parménion^ mais dont le roi était sur; ces généraux avaient ordre de déposer^ de juger et de mettre à mort leur général en chef convaincu de parricide.

Quinte-Curce, sans trop dévier du récit d'Arrien et de Ptolémée , raconte plus dramatiquement encore le meurtre^ où le jugement ressembla trop à la perfidie.

a Nonobstant^ dit-il , les déserts qu'il lui faU lut traverser^ il se rendit Tonziëmejour au lieu où il allait^ et^ avant qu'on fût averti de son arrivée^ ayant repris ses habits à la macédonienne, il vint descendre , sur la quatrième veille de la nuit^ à la tente de Cléandre, lieutenant du roi dans la province. Comme il eut distribué ses lettres, ils arrêtèrent de se rendre au point du jour chez Parménion^ où les autres chefs, à qui le roi avait aussi écrit, se devaient trouver. On avait déjà fait savoir à Parménion que Polydamus était arrivé; si bien que, se réjouissant de la venue de son ami, et impatient d'apprendre des nouvelles du roi, à cause qu'il y avait longr temps qu'il n'en avait eu , il le faisait chercher partout. Les maisons de plaisance de ce pays^là sont accompagnées de grands parcs, où il y a

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