LIVRE VI
nKHivitaieats nouveaax des Arriens par les manœuvres de Satibananes (safts doute les peuplades de la rive méridionale de la mer Caspienne) , qui élait ^tré sw leur territoire avec denK mille cbevaux que Bessuslui avait envoyés^ Âlexandra détache contre eux le persan Ârta* baie , les hétaires ^ Érigyns et Caranus , avec ordre à Phratapfaeme , satrape des Parthes^ de se joindre à ces troupes. Il y eut entre les Grecs et les imriNires un combat ^sanglant. L'ennemi ne lâ<Aa pied que quand Satibarzanes , aux prises avec Érigyus^ tomba renversé d'un coup de lance dans le visage; mais alors la déroute des barbares fut complète.
fi Cependant Alexandre^ arrivé aux pieds du Caucase^ bâtit une ville qui porte son nom^ sacrifie à la manière accoutumée , et franchit les sommets de cette montagne. Il nomme le Persan Proexès satrape de la contrée, sons la survcil* lance de Niloxénus, quHl y laisse avec des troupes .
«c Le Caucase est, au rapport d^Ari^obule , la moniale lu plus élevée de TAsie. En effet , il s'étend dans une longueur immense , et Ton regarde comme en faisant partie cette longue chaîne de montagnes dont le nom varie avec
72 VIE D'ÂLEXàNDRB LE GRAND.
celui des natÛMUS qui les habitent^ etqai se pro* longe jusqu'au Taurus , frontière de la Cilicie et de la Pamphilie. Sa cime paraissait à TordiBaire aride et dépouillée ; il ne crott sur cette partie éloignée du Caucase que le térébiathe et le sil* phium. Il ne laisse cependant pas d'être habité, et couvert de nombreux troupeaux qui se nourrissent de ces pbntes, attirés par Todeur du sil* phium^ dont ils broutent la fleur et la tige jusque dans ses racines. Voilà pourquoi les Cyréniens , auxquels il est précieux , l'environnent de haies pour le soutraire à la dent des troupeaux, qu'ils en écartent. »
Bessus, poursuivi presque sur les flancs du Caucase, reprend, selon Arrien, la route de la Baetriane. Alexandre revient sur ses pas pour lui couper le chemin. Il traverse l'Oxus; ce passage est raconté avec des circonstances étranges dans Arrien.
« On s'avance vers l'Oxus, dit l'historien militaire, qui suit Ptolémée. Ce fleuve pread sa