‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 165 sur 233 · LITRE VII. US · texte numérisé non relu

LITRE VII. US

macédoniens qni depuis peu avaient été battus par les barbares ^ et on se divertissait ainsi , et on riait à leurs dépens. Les plus vieux de la troupe trouvaient cela très-mauvais et blâmaient extrêmement et le poëte et le chanteur; mais Alexandre et ses courtisans^ qui se plaisaient à entendre ces vers^ ordonnèrent au musicien de continuer. Alors Clitus^ déjà chargé de vin et naturellement brutal et opiniâtre^ s emporta et dit^ entre autres choses^ « qu'il n'y avait rien de plus honteux et de plus indigne que de traiter ainsi et dé brocarder^ au milieu des ennemis^ et d'ennemis barbares^ des capitaines macédoniens qui valaient beaucoup mieux que ceux qui les brocardaient , quoiqu'ils eussent été malheureux dans quelques rencontres. » « Alexandre lui ayant dit sur cela qu'il piai- « dait sa propre cause en appelant lâcheté un <r malheur^ » Ciitus se lève^ et^ les yeux bouffis de vin et de colère : a C'est pourtant cette lâcheté^ lui dit-il^ qui vous sauva la vie l(M*sque^ tout fils de Jupiter que vous étes^ vous tourniez le dos à l'épée de Spithridate . C'est par le sang de ces Macédoniens et par ces blessures que vous êtes devenu si grand que ^ dédaignant Philippe pour

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