‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 187 sur 233 · LIVRE Vin · texte numérisé non relu

LIVRE Vin

De même qu'il avait eiitrainé Taxile contre Porus^ il entraîna Poros contre les princes qui régnaient plus loin* que lui sur les Indes. Sa route ici est impossible à suivre avec la géogra* phie; on le suit à tâtons^ mais avec le fil d'Arrien^ jusqnes à un troisième fleuve appelé l'Hyphase^ entre Tlndus et le Gange. Avant THyphase il rencontre encore un autre fleuve nommé rAcésinès par les Grecs. Ptolémée^ général de Tavant-garde ^ en parle en ces termeâ :

c( Il s'avance vers rAcésinès ^ le seul de tous les fleuves de l'Inde que Ptolémée ait décrits. Selim cet historien^ l'Acésinès, à l'endroit où l'armée d' Alexandre le passa sur des radeaux et des bâtiments^ est extrêmement rapide > large de quinze stades^ et semé d'écueils et de rochers contre lesquels ses flots s'élèvent^ se brisent avec fracas^ et ouvrent des gouffres écumants. Il ajoute que les radeaux abordèrent facilement^ mais que les bâtiments se brisèrent presque tous contre les éoieils et qu'il y périt beaucoup de monde.

<K €e passage confirme l'assertion des historiens sur rindus^ auquel ils donnent quarante stades dans sa plus grande largeur^ quinze au plm^étroit et au plus profood de son eours. Telle est sa largeur la plus ordinaire.

<c J'incline à croire qu'Âlraandre passa l'Acésisès (kna sa plus grande krgeur, eu il devait être moine rapide. Il laissa Cœnus sur le rivaf^ avec son détaefcMiiest , pour fayoriser le ^ssage du reste des troupes, qui avaiant été s'approvi* sionner dans les contrées soumises» il renvoie Porus et le charge de lui amener l'élite des faidiens les plus belliqueux , avec les «téphaots qu'il pourrait rassembler.

a H se met aussitôt à la poursuite de l'autre Porus, homme pervers qui venait de a'enfitir en gouvernement dont il était investie Alors que le prince qui portait le même nom que lui faisait la |[uorre à Alexandre, le traitre députait van» le conquérant^ promettait de lui remettre ses États, moins par amour pour lui que par haine contre Porus; mais lorsque le vaûa-^ queur eut rendu à son rival ses Étata, en y aîoutant de nouvelles provinces, le barbare ^ou* vanté abandonna brusquement les siens avec

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