‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 188 sur 233 · LIVRE Vilf. 1S · texte numérisé non relu

LIVRE Vilf. 1S

teu8 ceux qu'il pet e«tratner àétas st ^fectioo.

<c Alexandre marche sur ses traoês^ arrive à rHydraotès^ fleuve de l'Inde aussi large que l'Ao^sinès^ mais beaucoup moins rapide. »

A moins de trauscrire et d'ampliier en les coloraut^ comme Quinte-Curce^ les rumeurs po* pulaires des soldats grecs rentrés dans leur patrie 5 il est impossible de raconter véridiqu^inent ici oe qui n'a aucun isorps dans T histoire. lies courtes notes militaires de Ptoiémée sont les seuls jalons de cette campa(;ne hasardeuse dans des régions inconnues de ceux^à mêmes qui prétendaient les conquérir. La poosession ne pouvait être le but du conquérant. Comment une multitude de détachements édielonnés de* puis THellespont jusqu'au Oange et depuis rÉthiopie jusqu'à la mer Caspienne auraient-ils pu relier l'Himalaya et le Thlbet au Taurus et au Danube^ sans que cette chaîne de postes mille fois* brisée n'eût rendu Tindépendanoe à l'uni v€irs?Un monde de soldats n'aurait pas suffi pour maintenir cet autre monde en obéissance. Le pillage de Tlnde était donc, il faut le reconnaître, le seul but, non pas louable , mais sensé,

U8 VIE J)'ALE!^â>DRE le GRAND.

du conquérant. Si on en doutait^ on en trouverait Taveu dans Ptolémée^ cité par Ârrien.

a Alexandre jette des garnisons dans tous les lieux importants ^ pour prot^er Cœnus et Cratérus^ qui doivent parcourir et piller tout le pays»

<( Il détache Éphestion avec une partie de r armée, composée de deux phalanges de IIdfanterie et de la moitié des archers, du corps à cheval de Démétrius , joint à celui qu'il cooir mande, ayec ordre de pénétrer dans les États du Porus fugitif, de suhjugueï*, en passant, tous les peuples indépendants qui habitent les bords de THydraotès, et de les ajouta aux États du fidèle Porus.

«c Alexandre passe ensuite THydraotès avec plus de facilité que TAcésifiès, soumet une partie des habitants de ses bords, soit par composition, soit par la force des armes. »

Au delà de THydraotès il concentre de nouveau son armée , pour livrer une grande bataille à une armée confédérée de tous les Indiens*voisins du Gange. La phalange triomphe encore des chariots et des éléphants. On croit suivre César livrant, avec la légion romaine, des batailles obscures à des peuples inconnus de la Gaule.

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